Gender Responsive Small Arms Control

From Progress to Paradigm Shift

Mapping Global Policy Drivers and Gaps in Gender-Responsive Small Arms Control (2021–2026)

Gender-responsive small arms and light weapons (SALW) control has evolved considerably over the past five years.

Since the Gender Equality Network for Small Arms Control (GENSAC)’s 2021 issue brief, From Promises to Progress: Opportunities for Action on Gender-Responsive Small Arms Control in Existing International Commitments, important advances have been made across international, regional, and national policy frameworks.

Gender considerations are now more firmly embedded within arms control discussions, implementation mechanisms have expanded, and the links between firearms proliferation, gender-based violence (GBV), violence prevention, and inclusive security governance are increasingly recognized. At the same time, implementation remains uneven, while political contestation, funding constraints, and persistent gaps in data and institutional capacity threaten continued progress.

This report takes stock of developments between 2021 and 2026, examining how gender-responsive SALW control has evolved across multilateral processes, regional frameworks, and national policies. It identifies key trends and persistent barriers to implementation, while exploring opportunities presented by developments including the ATT Gender Focal Points, the Global Framework for Through-life Conventional Ammunition Management, National Prevention Strategies, and discussions on emerging technologies.

The findings point to a field that is increasingly focused on turning commitments into practice, but also facing new obstacles. As the international environment becomes more challenging, sustaining progress will depend on stronger implementation, adequate resources, better evidence, and continued engagement by States, international organizations, and civil society.

Download the full report to explore the findings, regional and policy developments, remaining gaps, and priorities for the years ahead.

BMS9 : Progrès, partenariats et avenir de la prise en compte de la dimension de genre dans le contrôle des armes légères

Du 1er au 5 juin 2026, des représentants des gouvernements, des organisations internationales et de la société civile se sont réunis au siège des Nations unies à New York à l’occasion de la Neuvième Réunion biennale des États (BMS9) afin d’examiner la mise en œuvre du Programme d’action des Nations unies relatif aux armes légères et de petit calibre (Programme d’action) et de l’Instrument international de traçage (IIT).

En tant que principal forum mondial consacré au renforcement de la coopération internationale pour prévenir et combattre le commerce illicite des armes légères et de petit calibre, la BMS9 a constitué une occasion importante de faire le point sur les progrès accomplis, d’examiner les défis émergents et de définir les priorités pour les années à venir.

Tout au long de cette semaine, le Réseau pour l’égalité des genres dans le contrôle des armes légères et de petit calibre (GENSAC) a été fier de contribuer à ces discussions en partageant des travaux de recherche accompagnés de recommandations concrètes, en mettant en lumière le travail essentiel et les expériences vécues de ses membres issus de réseaux mondiaux et locaux, et en dialoguant avec les États membres ainsi qu’avec les organisations partenaires afin de promouvoir la paix au moyen d’approches du contrôle des armes légères tenant compte de la dimension de genre.

GENSAC team and partners at BMS9, June 2026.

Les contributions de GENSAC à la BMS9

En amont de la réunion, GENSAC a publié un nouveau document de travail examinant les possibilités de renforcer la mise en œuvre du Programme d’action selon une approche sensible au genre, tout en répondant aux évolutions technologiques dans le domaine du contrôle des armes légères. Cette publication formule des recommandations pratiques à l’intention des États membres concernant l’intégration de la dimension de genre dans la mise en œuvre nationale, l’amélioration de la collecte de données, le renforcement de la participation et la prise en compte des innovations technologiques au moyen de processus décisionnels inclusifs.

Au cours de la BMS9, GENSAC a également :

  • soutenu la coordination d’une déclaration conjointe sur le genre, prononcée au nom de 58 États ;
  • présenté une déclaration de la société civile au nom de GENSAC lors de la session consacrée aux ONG, mettant en avant les priorités identifiées par les membres de notre réseau mondial, notamment l’intégration de la dimension de genre et la participation pleine, égale, significative et effective des femmes ;
  • rencontré des représentants gouvernementaux, des responsables des Nations unies et des organisations partenaires afin d’examiner les possibilités de renforcer la mise en œuvre du Programme d’action selon une approche sensible au genre.

Ces activités ont été rendues possibles grâce à l’expertise et à l’engagement des membres de GENSAC à travers le monde, dont les expériences continuent d’éclairer nos activités de recherche et de plaidoyer. En plus de mettre en avant les contributions des membres de notre réseau mondial qui avaient partagé leurs perspectives en amont de la BMS9, nous avons eu le plaisir de compter sur la participation directe de membres présents à la conférence, notamment d’Argentine, de Bolivie, du Chili, et de Trinité-et-Tobago.

Une réunion marquée à la fois par des progrès et des défis politiques

La BMS9 s’est tenue dans un contexte multilatéral en pleine évolution. Si la reconnaissance des effets différenciés de la prolifération illicite des armes légères s’est progressivement renforcée dans le cadre du Programme d’action au cours de la dernière décennie, les discussions qui ont eu lieu pendant la réunion, ainsi que celles qui l’ont précédée, ont montré que les approches sensibles au genre continuent de se heurter à une résistance politique de la part d’un petit nombre d’États.

Cette dynamique est apparue clairement lors de la séance plénière finale. Un groupe d’États membres a invoqué l’article 40 du Règlement intérieur afin de demander qu’un vote séparé soit organisé sur certaines parties du projet de document final, notamment celles relatives au genre. Cette demande de division a été rejetée par un vote enregistré de 94 voix contre, 3 voix pour et 24 abstentions. La Réunion a ensuite adopté le document final dans son ensemble par un vote enregistré de 128 voix pour, 1 voix contre et 1 abstention.

Ces débats ont mis en évidence à la fois les défis auxquels est confronté le cadre normatif relatif au contrôle des armes légères sensible au genre et sa résilience. Alors qu’un nombre limité de délégations a tenté de remettre en cause un langage déjà agréé, l’écrasante majorité des États membres a soutenu le maintien de l’intégrité du document final.

À la suite de son adoption, plusieurs délégations ont formulé des explications de vote et inscrit des réserves au procès-verbal, notamment concernant les références au genre. Ces déclarations reflètent des débats politiques plus larges actuellement à l’œuvre dans plusieurs processus multilatéraux relatifs au désarmement et à la sécurité.

Il convient toutefois de souligner que le document final a non seulement conservé des engagements antérieurs, mais a également réaffirmé plusieurs principes devenus essentiels à la mise en œuvre du Programme d’action tenant compte de la dimension de genre.

Tout d’abord, les États ont « réaffirmé leur engagement à prévenir et à réduire les souffrances humaines causées par le commerce illicite des armes légères et de petit calibre sous tous ses aspects et à prendre en considération les effets différenciés de ce commerce illicite sur les femmes, les hommes, les filles et les garçons » (paragraphe 4). Cette reconnaissance confirme que les conséquences de la prolifération illicite des armes légères ne sont pas vécues de manière uniforme et que des réponses efficaces doivent tenir compte de ces différences.

Dans cette continuité, les États ont reconnu « l’importance d’évaluer et de traiter les effets différenciés selon le genre des armes légères et de petit calibre illicites sur les femmes, les hommes, les filles et les garçons, y compris les violences sexuelles liées aux conflits, et d’intégrer une perspective de genre dans les politiques et programmes relatifs aux armes légères et de petit calibre » (paragraphe 12). Cette formulation établit explicitement un lien entre la mise en œuvre sensible au genre, la compréhension des effets différenciés et l’intégration systématique de la dimension de genre dans les politiques et programmes relatifs aux armes légères.

Le document final réaffirme également le rôle central de la participation des femmes, les États reconnaissant « la nécessité de promouvoir la participation pleine, égale, significative et effective des femmes aux processus décisionnels et de mise en œuvre du Programme d’action et de l’Instrument international de traçage à tous les niveaux, notamment dans des fonctions de direction et en tant qu’agentes de changement » (paragraphe 13). Cette évolution traduit un changement de perspective consistant à ne plus considérer les femmes uniquement comme bénéficiaires des efforts de contrôle des armes légères, mais également comme dirigeantes et partenaires essentielles à leur mise en œuvre.

Enfin, le document final renforce l’accent mis sur une mise en œuvre fondée sur des données probantes en encourageant les États à tenir compte des effets différenciés des détournements, notamment « en recueillant, lorsque cela est possible et sans danger, des données ventilées par sexe, âge, handicap et autres caractéristiques pertinentes selon les contextes nationaux, et en utilisant des mécanismes d’analyse afin d’éclairer l’élaboration de politiques et de programmes sensibles au genre fondés sur des données probantes » (paragraphe 50). Cette disposition souligne que de meilleures données et analyses constituent des outils essentiels pour élaborer des politiques nationales plus efficaces et mieux adaptées.

Ensemble, ces dispositions réaffirment que la prise en compte de la dimension de genre dans le contrôle des armes légères ne constitue pas un objectif distinct, mais un élément essentiel de la mise en œuvre efficace du Programme d’action.

Répondre à l'évolution des défis

Outre les discussions consacrées à la mise en œuvre, la BMS9 a accordé une attention particulière aux conséquences des évolutions technologiques pour le contrôle des armes légères.

S’appuyant sur les travaux du Groupe d’experts techniques à composition non limitée (OETEG), créé à la suite de la Quatrième Conférence d’examen, les États membres ont examiné des questions telles que les armes à carcasse polymère, les armes modulaires, les progrès des technologies de fabrication ainsi que les défis que ces évolutions posent en matière de marquage, de traçage et de prévention des détournements. La Réunion est également convenue de poursuivre les discussions techniques dans le cadre d’un OETEG renouvelé avant la prochaine Conférence d’examen, afin de permettre aux États de continuer à échanger leur expertise et d’élaborer des recommandations pratiques à mesure que les technologies évoluent.

Le résumé du Président de la première réunion de l’OETEG témoigne également d’une approche de plus en plus globale de ces questions. À l’avenir, le Président s’est engagé à renforcer le dialogue avec un éventail plus large de parties prenantes—notamment les industries de l’armement et de la fabrication additive, les entreprises technologiques, les services de livraison et les plateformes en ligne—afin de mieux comprendre l’évolution du paysage technologique. Le résumé indique également que plusieurs États ont souligné l’importance de garantir une participation inclusive et d’intégrer la dimension de genre dans l’ensemble des travaux de l’OETEG. Cette approche permettra de mieux comprendre comment les évolutions technologiques, y compris l’impression 3D, influencent les schémas de détournement et d’utilisation abusive des armes, ainsi que leurs effets différenciés sur les femmes, les hommes, les filles et les garçons.

Pour GENSAC, ces évolutions confirment un message essentiel : les réponses aux technologies émergentes ne doivent pas être envisagées uniquement sous un angle technique. Comprendre qui est touché par ces technologies, comment les risques sont vécus par différentes communautés et veiller à ce que des perspectives diverses éclairent l’élaboration des politiques sont des composantes indispensables d’un contrôle des armes légères efficace et durable. Il est encourageant de constater que ces considérations commencent à orienter les travaux futurs de l’OETEG.

Perspectives

Si la BMS9 marque la fin d’un nouveau cycle du Programme d’action, sa mise en œuvre se poursuit désormais aux niveaux national et régional.

Les discussions de cette semaine ont montré que le renforcement du contrôle des armes légères tenant compte de la dimension de genre exige davantage que l’adoption d’un langage commun dans les documents internationaux. Il repose sur un engagement politique durable, une participation véritable de la société civile, un renforcement de la mise en œuvre nationale, une amélioration des données et des analyses, ainsi qu’une coopération continue entre les gouvernements et les praticiens.

Pour GENSAC, le travail se poursuit. Au cours des prochains mois, nous nous appuierons sur la dynamique créée par la BMS9 en poursuivant nos travaux de recherche, notre engagement politique et notre soutien à nos membres, afin de faire progresser des approches sensibles au genre dans le contrôle des armes légères, dans leurs contextes respectifs. Nous nous réjouissons également de poursuivre ces échanges lors de la Douzième Conférence des États Parties (CSP12) au Traité sur le commerce des armes, qui se tiendra en août, ainsi que dans les processus internationaux futurs.

Nous adressons nos sincères remerciements à tous les membres de GENSAC qui ont apporté leur expertise avant, pendant et après la BMS9. Leur engagement continue de renforcer les efforts internationaux visant à promouvoir des approches plus efficaces, plus inclusives et plus durables du contrôle des armes légères.

Ressources associées

BMS9: Progress, Partnerships, and the Future of Gender-Responsive Small Arms Control

From June 1–5, 2026, governments, international organizations, and civil society representatives gathered at United Nations (UN) Headquarters in New York for the Ninth Biennial Meeting of States (BMS9) to review implementation of the UN Programme of Action on Small Arms and Light Weapons (UN PoA) and the International Tracing Instrument (ITI).

As the principal global forum for advancing international cooperation on preventing and combating the illicit trade in small arms and light weapons, BMS9 offered an important opportunity to take stock of progress, consider emerging challenges, and shape priorities for the years ahead.

Throughout the week, the Gender Equality Network for Small Arms Control (GENSAC) was proud to contribute to these discussions by sharing research with concrete recommendations, amplifying the lifesaving work and lived experiences of our global and grassroots membership, and engaging with Member States and partner organizations to promote peace through gender-responsive approaches to small arms control.

GENSAC team and partners at BMS9, June 2026.

GENSAC’s contributions at BMS9 

In the lead-up to the meeting, GENSAC published a new working paper exploring opportunities to strengthen gender-responsive implementation of the UN PoA while responding to technological developments in small arms control. The publication offers practical recommendations for Member States on integrating gender perspectives into national implementation, improving data collection, strengthening participation, and ensuring that technological innovation is addressed through inclusive policymaking.

During BMS9, GENSAC also:

  • Supported the coordination of a joint statement on gender, delivered on behalf of 58 countries;
  • Delivered a GENSAC civil society statement during the NGO session, highlighting priorities identified by members across our global network such as gender mainstreaming, and women’s full, equal, meaningful, and effective participation;
  • Met with government representatives, UN officials, and partner organizations to discuss opportunities for advancing gender-responsive implementation of the Programme of Action.

These activities were made possible through the expertise and engagement of GENSAC members worldwide whose experiences continue to inform our advocacy and research. In addition to highlighting the insights of global members who shared their perspectives with us in advance of BMS9, we were pleased to count on the direct participation of members present at the conference from Argentina, Bolivia, Chile, and Trinidad and Tobago.

A meeting that reflected both progress and political challenges

BMS9 took place against a changing multilateral landscape. While recognition of the differentiated impacts of illicit small arms proliferation has steadily grown within the UN PoA process over the past decade, dynamics over the course of the meeting and in the lead-up to it demonstrated that the environment is challenging as gender-responsive approaches continue to face political resistance from a small number of States.

This dynamic became particularly evident during the final plenary. A group of Member States invoked Rule 40 of the Rules of Procedure, requesting that specific parts of the draft outcome document—including provisions relating to gender—be voted on separately. The motion for division was rejected by a recorded vote of 94 against, 3 in favor, with 24 abstentions. The Meeting then proceeded to adopt the outcome document as a whole by a recorded vote of 128 in favor, 1 against, with 1 abstention.

The proceedings underscored both the challenges and the resilience of the normative framework that has developed around gender-responsive small arms control. While a small number of delegations sought to reopen previously agreed language, the overwhelming majority of Member States supported retaining the integrity of the outcome document.

Following the adoption, several delegations placed explanations of vote and reservations on the record, including with respect to references relating to gender. These statements reflected broader political debates currently unfolding across a range of multilateral disarmament and security processes.

Importantly, the final outcome document not only retained some previous commitments but also reaffirmed several key principles that have become central to gender-responsive implementation of the PoA.

First, States “reaffirmed their commitment to prevent and reduce the human suffering caused by the illicit trade in small arms and light weapons in all its aspects and to address the differential impact of the illicit trade in small arms and light weapons on women, men, girls and boys” (para. 4). This recognition reinforces the understanding that the consequences of illicit small arms proliferation are not experienced uniformly and that effective responses must take these differing impacts into account.

Building on this foundation, States recognized “the importance of assessing and addressing the gendered impacts of illicit small arms and light weapons on women, men, girls and boys, including conflict-related sexual violence, and of mainstreaming a gender perspective into policies and programmes on small arms and light weapons” (para. 12). Notably, this language explicitly links gender-responsive implementation not only to understanding differentiated impacts, but also to incorporating gender perspectives throughout small arms policies and programmes.

The outcome document also reaffirmed the central role of women’s participation, with States recognizing “the need to promote the full, equal, meaningful and effective participation of women in decision-making and implementation processes relating to the Programme of Action and the International Tracing Instrument at all levels, including in leadership roles and as agents of change” (para. 13). This reflects a continued shift away from viewing women solely as beneficiaries of small arms control efforts and towards recognizing their role as leaders and partners in implementation.

Finally, the outcome document strengthened the emphasis on evidence-based implementation by encouraging States to take account of the differential impacts of diversion “including, where feasible and safe to do so, by collecting data disaggregated by sex, age and disability and other characteristics relevant in national contexts and utilizing analysis mechanisms to inform evidence-based gender-responsive policymaking and programming with a view to strengthening the full and effective implementation of the Programme of Action at all levels” (para. 50). This provision underscores that better data and analysis are not ends in themselves, but tools for developing more effective and responsive national policies.

Together, these provisions reinforce that gender-responsive small arms control is not a standalone objective, but an integral component of effective implementation of the PoA.

Responding to evolving challenges

Alongside discussions on implementation, BMS9 devoted significant attention to the implications of technological developments for small arms control.

Building on the work of the Open-ended Technical Expert Group (OETEG) established following the Fourth Review Conference, Member States discussed issues such as polymer-frame firearms, modular weapons, advances in manufacturing technologies, and the challenges these developments present for marking, tracing, and preventing diversion. The Meeting also agreed to continue technical discussions through a renewed OETEG in advance of the next Review Conference, ensuring that States can continue to exchange expertise and develop practical recommendations as technologies evolve.

Importantly, the Summary of the Chair of the First Meeting of the OETEG also signaled an increasingly holistic approach to these discussions. Looking ahead, the Chair committed to strengthening engagement with a broader range of stakeholders—including the arms and additive manufacturing industries, technology companies, shipping couriers, and online platforms—to better understand the evolving technological landscape. The Summary further notes that several States emphasized the importance of maintaining inclusive participation and mainstreaming a gender perspective throughout the OETEG’s work. This would help ensure that the Group fully understands how technological developments, including 3D printing, influence patterns of misuse and diversion, and how their impacts may differ for women, men, girls, and boys.

For GENSAC, these developments reinforce an important message: responses to emerging technologies should not be viewed solely as technical exercises. Understanding who is affected by these technologies, how risks are experienced across different communities, and ensuring that diverse perspectives inform policy development are essential components of effective and sustainable small arms control. It is encouraging to see these considerations beginning to shape the future direction of the OETEG’s work.

Looking ahead

While BMS9 concluded another cycle of the PoA process, implementation now moves back to the national and regional levels.

The discussions throughout the week highlighted that advancing gender-responsive small arms control requires more than agreed language in international outcome documents. It depends on sustained political commitment, meaningful participation by civil society, stronger national implementation, improved evidence and data collection, and continued collaboration between governments and practitioners.

For GENSAC, the work continues. Over the coming months, we will build on the momentum from BMS9 through continued research, policy engagement, and support to our members as they advance gender-responsive approaches to small arms control in their own contexts. We also look forward to continuing these conversations at the Twelfth Conference of States Parties (CSP12) to the Arms Trade Treaty this August and in future international policy processes.

We extend our sincere thanks to all GENSAC members who contributed their expertise before, during, and after BMS9. Your work continues to strengthen international efforts to build more effective, inclusive, and sustainable approaches to small arms control.

Related Resources

Bridging Gaps in the UN PoA: Strengthening Gender-Responsive Approaches

This GENSAC working paper, co-sponsored by the Small Arms Survey, Belgium, Canada, France, Germany, Luxembourg, Norway, Mexico, and the United Kingdom, and prepared for BMS9 of the UN Programme of Action on Small Arms and Light Weapons, examines recent progress in gender-responsive SALW control and identifies priorities for future implementation. It highlights advances in policy and practice, explores the implications of emerging technologies for small arms control, and offers recommendations to strengthen gender-responsive national implementation and international cooperation.

Available in English, French, and Spanish.

Download today:

Person speaking from the floor at UNHQ, with speakers on either side of her.

GENSAC Statement at the 9th Biennial Meeting of States on the Programme of Action on Small Arms and Light Weapons

Person speaking from the floor at UNHQ, with speakers on either side of her.

Statement by the Gender Equality Network for Small Arms Control (GENSAC) at the 9th Biennial Meeting of States on the Programme of Action on Small Arms and Light Weapons in New York on June 3, 2026. This was delivered by Florencia Rebolledo.

GENSAC welcomes the continued recognition by member states that the illicit proliferation and misuse of small arms and light weapons affect women, men, girls, and boys differently, and that gender-responsive implementation of the Programme of Action is essential to effective small arms control and saving lives. 

At the Fourth Review Conference, states made important progress. They reaffirmed commitments to gender mainstreaming, recognized the importance of engaging men and boys in reducing armed violence, encouraged stronger links with the Women, Peace and Security agenda, and acknowledged the relationship between the illicit proliferation of SALW and gender-based violence. 

These commitments matter because the impacts of armed violence are not experienced equally. In this regard, GENSAC and the Small Arms Survey are pleased to have submitted a working paper to BMS9, co-sponsored by, Belgium, Canada, France, Germany, Luxembourg, Mexico, Norway, and the United Kingdom examining why gender-responsive implementation remains essential to effective small arms control, particularly as discussions increasingly focus on emerging technologies and new patterns of harm.

Each year, tens of thousands of women and girls are killed by intimate partners or family members, often with firearms. In conflict settings, firearms continue to facilitate widespread and systematic gender-based and sexual violence. Yet despite growing recognition of these harms, major implementation gaps remain. Only 29 percent of reporting states indicated in the latest reporting cycle that they collect gender-disaggregated data related to SALW. Without better data and analysis, it becomes far more difficult to design effective prevention and protection measures.

As implementation of the Programme of Action evolves, including through the work of the Open-Ended Technical Expert Group, GENSAC encourages states to ensure that emerging technical discussions are also informed by gender perspectives. Developments related to modular weapons, polymer components, illicit manufacturing, and 3D-printed firearms may alter patterns of access, concealment, diversion, tracing, and harm in ways that can have differentiated impacts across communities and populations, which are essential to better understand in order to effectively address risks. 

We also encourage continued attention to the social and cultural drivers of demand for illicit weapons, including harmful constructions of masculinity to associate firearms with status, control, protection, or power. Addressing these dynamics requires engaging men and boys not only as potential perpetrators or at-risk groups, but also as partners in prevention and agents of change. 

We also encourage continued attention to the social and cultural drivers of demand for illicit weapons, including harmful constructions of masculinity to associate firearms with status, control, protection, or power. Addressing these dynamics requires engaging men and boys not only as potential perpetrators or at-risk groups, but also as partners in prevention and agents of change. 

Chair, 

The challenge before us is no longer one of recognition, but of implementation and follow-through.

GENSAC therefore calls on states to:

  • Strengthen the collection and use of sex, gender, disability, and age disaggregated data;
  • Support the full, equal, meaningful, effective, and safe participation of women in SALW decision-making and technical processes;
  • Integrate gender perspectives into emerging technology discussions, policies, and assistance programmes; and
  • Continue linking implementation of the Programme of Action with broader prevention, peacebuilding, and Women, Peace and Security frameworks.

Download the full statement:

Más allá de las víctimas: cómo Fuerzas de Cambio y GENSAC están redefiniendo el debate sobre armas y género en la región

Por Katherine Aguirre

El evento Fuerzas de Cambio: Mujeres en Seguridad y Defensa de América Latina y el Caribe, organizado por UNLIREC y realizado en Lima en diciembre de 2025, reunió a especialistas, funcionarias públicas, investigadoras y profesionales que trabajan desde hace años en el control de armas, la seguridad ciudadana y el análisis del crimen organizado. Fue un espacio de discusión sustantiva y no un encuentro ceremonial: las participantes compartieron diagnósticos, experiencias institucionales y evidencia reciente sobre los factores que impulsan la violencia armada en la región. 

GENSAC estuvo presente en los debates, aprovechando la ocasión para distribuir la nueva edición del boletín Armas & Género, una coproducción de GENSAC, Amassuru y SEHLAC, alineada con el mismo propósito del evento: fortalecer el debate regional incorporando análisis técnico y perspectivas de género en un campo históricamente dominado por miradas parciales.

En el simposio, GENSAC estuvo representado por Katherine Aguirre, cofundadora de Amassuru e investigadora del Instituto Igarapé, quien participó en el conversatorio “El aumento de la militarización frente a los objetivos de la Agenda 2030 y la igualdad de género”. En su intervención, subrayó la urgencia de incorporar miradas feministas al control de armas y al debate sobre seguridad, señalando que estas agendas aún reproducen estructuras patriarcales que excluyen voces esenciales. También intervino Folade Mutota, directora ejecutiva del Women’s Institute for Alternative Development (WINAD) de Trinidad y Tobago, en el panel sobre la integración del desarme y el control de armas en la Agenda de Mujeres, Paz y Seguridad. Mutota destacó los avances y las limitaciones para implementar estas agendas en el complejo contexto de desigualdad, desarrollo restringido y violencia en el Caribe.

Folade y Katherine participaron en los Círculos de Paz, un espacio colectivo de reflexión sobre la paz y la seguridad para y desde las mujeres de América Latina y el Caribe. Allí se enfatizó el papel de las redes de mujeres como herramienta vital para proteger, apoyar y fortalecer a quienes trabajan en seguridad, desarme y análisis del crimen organizado en la región. En este espacio se remarcó que GENSAC actúa como un puente regional, capaz de articular conocimientos, acompañar liderazgos, promover investigación aplicable y generar condiciones para que más mujeres participen—y permanezcan seguras—en espacios históricamente masculinizados.

El programa incluyó paneles sobre liderazgo femenino en el control de armas pequeñas, desarme nuclear, militarización y desigualdad de género, además de WomenTalks con experiencias desde Perú, Colombia, El Salvador y el Caribe. Los Círculos de Paz, realizados en paralelo en español e inglés, ofrecieron un espacio íntimo donde mujeres de toda la región reflexionaron sobre qué significa la seguridad en sus territorios y cómo sostienen prácticas de paz en contextos de violencia creciente. 

Los debates llevaron a concluir que hablar de mujeres y desarme no es un gesto simbólico ni una consigna. Es la consecuencia de un diagnóstico claro. Durante décadas, el análisis de las armas se construyó desde parámetros masculinizados: propietarios hombres, violencia entre hombres, instituciones dirigidas por hombres y políticas formuladas desde intereses tradicionalmente masculinos. En ese marco, las mujeres fueron ubicadas casi exclusivamente como víctimas. Hoy, ese enfoque resulta insuficiente y distorsiona la realidad. En América Latina, las armas afectan a las mujeres de manera diferenciada tanto en el ámbito doméstico como en el comunitario, y las mujeres participan, además, en múltiples roles que han sido sistemáticamente subrepresentados: en las fuerzas públicas, en investigación criminal, en prevención comunitaria, en diseño de políticas públicas y, en ciertos casos, incluso dentro de estructuras criminales. Ignorar estas complejidades es diseñar políticas sin perspectiva situacional.

Estas ideas también están recogidas en el boletín Armas & Género, a partir de un diálogo con el académico Peter Squires que resume bien la urgencia del tema: reducir la discusión a la dicotomía entre victimización femenina y supuestos discursos de “empoderamiento armado” no explica la realidad regional. Las relaciones de las mujeres con las armas están mediadas por la desigualdad, las normas sociales, las dinámicas de poder, la violencia doméstica, las economías ilegales y las respuestas institucionales que no siempre protegen. La pregunta central no es si las mujeres enfrentan riesgos, sino cómo las armas modelan esos riesgos y qué implica eso para la formulación de políticas de seguridad.

En este punto, el trabajo de GENSAC aporta una capa adicional de rigor. Mientras Fuerzas de Cambio visibiliza la historia, el liderazgo y la trayectoria, GENSAC contribuye con herramientas técnicas que explican por qué el control de armas con perspectiva de género no es un enfoque “alternativo”, sino un criterio operativo indispensable. No es teoría. Seminarios recientes organizados por GENSAC en Panamá con instituciones de México y Centroamérica demostraron que la incorporación del análisis de género en temas como trazabilidad, autorizaciones del Tratado sobre el Comercio de Armas (TCA), obligaciones de la Convención Interamericana contra la Fabricación y el Tráfico Ilícitos de Armas de Fuego (CIFTA) o mecanismos de marcaje permite mejorar la precisión de las evaluaciones de riesgo y la capacidad institucional para prevenir desvíos.

En Lima, la distribución del boletín Armas & Género complementó este esfuerzo. Su contenido ofrece datos actualizados sobre feminicidios con armas, dinámicas de armas en el hogar, marketing dirigido a mujeres, participación femenina en las instituciones armadas y respuestas estatales heterogéneas. Lo que en Fuerzas de Cambio se conoce por experiencia profesional, el boletín lo refuerza con evidencia: las armas no afectan por igual a todas las personas y la política pública pierde eficacia cuando desconoce estas diferencias.

Ambos procesos convergen en una conclusión fundamental. La idea de que un mayor acceso a las armas incrementa la seguridad, un discurso extendido en las Américas , carece de sustento empírico. Allí donde circulan más armas, aumentan los homicidios, la violencia intrafamiliar, los suicidios y los conflictos letales. Y como se advierte en el análisis recogido en el boletín, proponer que las mujeres se armen para “equilibrar” riesgos solo reproduce la lógica de la amenaza: en la práctica, las armas suelen volverse contra quienes se supone que deben proteger.

Si el propósito es formular políticas efectivas, la neutralidad de género no es un punto de partida válido. Es un sesgo. Las mujeres enfrentan, analizan y responden a la violencia armada desde posiciones distintas y no reconocerlo significa ignorar información clave para la toma de decisiones. La evidencia generada por expertas, investigadoras, organizaciones y redes como GENSAC debe ocupar un lugar central en el debate público y en el diseño de políticas de seguridad.

El encuentro en Lima dejó un mensaje inequívoco: hablar de armas sin incorporar el enfoque de género es omitir la mitad del problema. Y hablar de género sin entender el funcionamiento real del mercado de armas, su regulación y sus impactos es renunciar a influir en uno de los fenómenos que más determinan la seguridad en la región.

Beyond Victims: How Women Forces of Change and GENSAC Are Redefining the Debate on Arms and Gender in the Region

By Katherine Aguirre

In early December 2025, women specialists, public officials, researchers, and professionals who have been working for years on arms control, citizen security, and organized crime analysis gathered in Lima, Peru, to take part in the Women Forces of Change Symposium, organized by UN Regional Centre for Peace, Disarmament and Development in Latin America and the Caribbean (UNLIREC). This was a space for substantive discussion rather than a ceremonial gathering: participants shared diagnoses, institutional experiences, and recent evidence on the factors driving armed violence in Latin America and the Caribbean. 

GENSAC took part in the discussions, using the occasion to distribute the new edition of the Armas & Género bulletin, a joint production of GENSAC, Amassuru, and SEHLAC, aligned with the same purpose as the event: strengthening the regional debate by incorporating technical analysis and gender perspectives in a field historically dominated by partial viewpoints.

At the symposium, GENSAC was represented by member Katherine Aguirre, co-founder of Amassuru and researcher at the Igarapé Institute, who participated in the roundtable “Rising militarization and its implications for the 2030 Agenda and gender equality.” In her remarks, she emphasized the urgency of incorporating feminist perspectives in arms control and security debates, noting that these agendas still reproduce patriarchal structures that exclude essential women’s voices.

Folade Mutota, Executive Director of the Women’s Institute for Alternative Development (WINAD) of Trinidad and Tobago, and GENSAC’s Regional Focal Point for the Caribbean, also participated in the panel on integrating disarmament and arms control into the Women, Peace and Security agenda. Mutota highlighted the progress and limitations in implementing these agendas within the complex context of inequality, limited development, and violence in the Caribbean.

Folade and Katherine also participated in the Peace Circles, a collective reflection space on peace and security for and by women from Latin America and the Caribbean. Speakers emphasized women’s networks as a vital tool for protecting, supporting, and strengthening those working on security, disarmament, and organized crime analysis in the region. It was noted that GENSAC acts as a regional bridge, capable of articulating knowledge, supporting leadership, promoting applied research, and creating the conditions for more women to participate and remain safe in spaces historically dominated by men.

The program included panels on women’s leadership in small arms control, nuclear disarmament, militarization, and gender inequality, as well as “WomenTalks” featuring experiences from Peru, Colombia, El Salvador, and the Caribbean. The Círculos de Paz, held in parallel in Spanish and English, offered a constructive space for women from across the region to reflect on what security means in their territories and how they sustain practices of peace in contexts of increasing violence.

The debates led to the conclusion that speaking about women and disarmament is not symbolic or a slogan. It stems from a clear diagnosis. For decades, analysis on arms was built from masculinized parameters: male firearms owners, violence between men, male-led institutions, and policies formulated from traditionally masculine interests. Within this framework, women were positioned almost exclusively as victims. Today, this approach is insufficient and distorts reality. In Latin America, arms affect women in differentiated ways both in the domestic sphere and in communities, and women also play multiple roles that have been systematically underrepresented: whether in public security forces, criminal investigation, community prevention, or public policy design—and, in certain cases, even within criminal structures. Ignoring these complexities means designing policies without situational perspective.

These ideas are also reflected in the Armas & Género bulletin, beginning with a dialogue with scholar Peter Squires, which effectively summarizes the urgency: reducing the discussion to the dichotomy between female victimization and supposed “armed empowerment” discourses does not explain regional realities. Women’s relationships with weapons are mediated by inequality, social norms, power dynamics, domestic violence, illegal economies, and institutional responses that do not always protect them. The central question is not whether women face risks, but how weapons shape those risks, and what this implies for security policymaking.

At this point, GENSAC’s work contributes an additional layer of rigor. While Fuerzas de Cambio makes histories, leadership, and trajectories visible, GENSAC contributes technical tools that demonstrate why gender-responsive arms control is not an “alternative” approach but an operational necessity. This is not merely a theory. Recent seminars organized by GENSAC in Panama with institutions from Mexico and Central America showed that incorporating gender analysis in issues such as tracing, Arms Trade Treaty (ATT) authorizations, Convention Against the Illicit Manufacturing of and Trafficking in Firearms, Ammunition, Explosives, and Other Related Materials obligations, or marking mechanisms improves the accuracy of risk assessments and institutional capacity to prevent diversion.

In Lima, the distribution of the Armas & Género bulletin complemented this effort. Its content offers updated data on femicides involving firearms, firearms dynamics in the home, marketing targeted at women, women’s participation in armed institutions, and diverse state responses. The bulletin reinforces, with evidence, what many already know through experience: arms do not affect all people equally, and public policy loses effectiveness when it ignores these differences.

Both processes converge in a fundamental conclusion. The idea that greater access to firearms increases security—a discourse widespread across the Americas—has no empirical foundation. Wherever more arms circulate, homicides, domestic violence, suicides, and lethal conflicts increase. And as the analysis in the bulletin warns, proposing that women arm themselves to “balance” risks only reproduces the logic of threat: in practice, weapons often turn against those they are supposed to protect.

If the aim is to design effective policies, gender neutrality is not a valid starting point—it is a bias. Women face, analyze, and respond to armed violence from different positions, and failing to recognize that means ignoring key information for decision-making. Evidence generated by women experts, researchers, organizations, and networks like GENSAC must occupy a central place in public debate and in the design of security policies.

The meeting in Lima left an unequivocal message: speaking about arms without incorporating gender is omitting half the problem. And, speaking about gender without understanding the actual functioning of the arms market, its regulation, and its impacts is to give up influencing one of the major challenges determining security in the region.

Screenshot of a person speaking into a mic and reading a statement.

GENSAC Statement at the 11th Conference of States Parties to the Arms Trade Treaty

Statement by the Gender Equality Network for Small Arms Control at the 11th Conference of States Parties to the Arms Trade Treaty (ATT CSP11) in Geneva on August 26, 2025. This was delivered by Armelle Ndongo, the Africa Regional Focal Point for GENSAC based in Cameroon.

We meet at a time when the global commitment to gender equality and human rights in arms control is facing a worrying backlash. Now, more than ever, States must demonstrate political will to uphold the ATT’s principles, including Article 7.4. This provision requiring assessing GBV risks must not remain aspirational—it must be operationalized through concrete measures, resources, and accountability. We applaud the proposal by Mexico to establish gender focal points, and urge all states parties to support it. 

Nous nous réunissons à un moment où l’engagement mondial en faveur de l’égalité des genres et des droits humains dans le domaine du contrôle des armes fait face à un revers préoccupant. Plus que jamais, les États doivent démontrer leur volonté politique de respecter les principes du TCA, y compris l’Article 7.4. Cette disposition, qui exige l’évaluation des risques liés aux violences sexistes et sexuelles, ne doit pas rester théorique, bien au contraire,  elle doit être opérationnalisée à travers  des mesures concrètes, des ressources et des mécanismes de responsabilité. Nous saluons la proposition du Mexique de créer des points focaux pour les questions de genre et exhortons tous les États parties à la soutenir.

Read the statement:

Person speaking at the United Nations HQ talking into a microphone.

GENSAC Statement at Preparatory Meeting of States on the Global Framework on Through-Life Conventional Ammunition Management

Statement by the Gender Equality Network for Small Arms Control at the Preparatory Meeting of States on the Global Framework on Through-Life Conventional Ammunition Management (GFA) in New York on June 25th, 2025. This was delivered by Deborah McFee of the Women’s Institute for Alternative Development (WINAD) based in Trinidad and Tobago.

GENSAC sees the Global Framework for Through Life Conventional Ammunition Management (or the GFA) as a critical step toward addressing the overlooked role of ammunition in driving armed violence, gender-based violence, and human insecurity in both conflict and apparent peace settings. The GFA also serves as a critical complement to existing international instruments on SALW, particularly the UN Programme of Action (UNPoA) and the Arms Trade Treaty (ATT), as well as regional roadmaps. The GFA is a pragmatic tool that translates high-level commitments into doable, adaptable actions, designed not just to exist on paper, but to make real-world prevention work.

Read the statement →

Headshot of a person standing with crossed arms in front of an orange background

Pleins feux sur Carolina Ricardo, militante pour le contrôle des armes au Brésil

Mise en lumière d’un membre du GENSAC : Carolina Ricardo

Headshot of a person standing with crossed arms in front of an orange background

Lisez cette interview en anglais ou en espagnol.

Dans le cadre de notre série continue mettant en lumière le leadership et l’expertise de nos membres à travers le monde dans la promotion du contrôle des armes légères sensible au genre, GENSAC est fier de mettre en avant Mme Carolina Ricardo, Directrice exécutive de l’Institut Sou da Paz au Brésil. Avec un engagement indéfectible en faveur de politiques de contrôle des armes plus responsables et efficaces, Carolina adopte une approche multisectorielle puissante—reliant la réforme de la sécurité publique, l’égalité des genres et les droits de l’homme. Grâce à un plaidoyer fondé sur des données probantes et à des partenariats stratégiques, Carolina et son équipe ont mis en lumière les liens profonds entre les armes à feu et la violence basée sur le genre au Brésil, et ont défendu des politiques visant à retirer les armes des contextes à haut risque, notamment en cas de violence domestique. Son travail souligne le rôle essentiel de la société civile dans l’élaboration de réformes efficaces au niveau des États, tandis que sa voix au sein du Conseil consultatif des Nations unies sur les questions de désarmement apporte des perspectives féministes et latino-américaines cruciales aux efforts de désarmement à l’échelle mondiale.

Le parcours de Carolina—depuis son aspiration d’enfance à réduire les inégalités jusqu’à son poste à la tête de l’une des organisations de sécurité publique les plus respectées du Brésil—est un puissant exemple de l’impact du leadership féminin dans ce domaine. Nous sommes honorés de partager son histoire.

Lisez ci-dessous les réflexions de Mme Ricardo, dans ses propres mots :

Quel est l’objectif de votre travail ? Et comment cela s’inscrit-il dans la promotion du contrôle des armes légères sensible au genre ?

L’objectif de mon travail est de contribuer à la construction d’une politique de contrôle des armes plus responsable et plus efficace. Au-delà du contrôle des armes, je travaille également à la professionnalisation du travail de la police et de la politique de sécurité publique en général. En ce qui concerne le genre, nous avons réalisé des analyses qui montrent clairement le lien étroit entre les armes à feu et la violence basée sur le genre, et nous avons fourni des preuves solides démontrant comment la présence d’armes à feu augmente la violence, létale ou non, à l’encontre des femmes au Brésil. De plus, nous cherchons à promouvoir des mesures visant à réduire la présence d’armes dans les contextes de violence domestique, par exemple en impliquant les acteurs de la justice et de la sécurité comme coresponsables de ce processus.

Pourquoi avez-vous choisi de travailler dans ce domaine ? Quelle a été votre source d’inspiration ?

Depuis mon enfance, j’ai toujours voulu contribuer à la réduction des inégalités sociales au Brésil. Ainsi, pendant mes études de droit, j’ai commencé à travailler dans le domaine des droits de l’homme. Grâce à cette expérience, j’ai compris que travailler sur les politiques de sécurité publique et de contrôle des armes était une excellente façon de contribuer à la protection des droits des personnes les plus vulnérables au Brésil.

Quels ont été les principaux obstacles rencontrés dans votre travail ? Et comment restez-vous motivée et résiliente face aux défis ou aux revers ?

Le contrôle des armes est un sujet très controversé, et il a récemment été extrêmement idéologisé au Brésil. Cela rend le travail sur cette question très difficile, et parfois même agressif. Le lobby pro-armes est bruyant et violent, et utilise souvent des stratégies inexactes. En ce sens, nous faisons face à de nombreux défis.

Ma résilience vient de la conviction que nous sommes sur la bonne voie, du fait de pouvoir compter sur des professionnels engagés, de pouvoir créer des espaces d’échange et de soutien avec d’autres personnes et groupes qui travaillent également sur cette question, et de sentir que, même si peu d’organisations travaillent sur ce sujet au Brésil, nous ne sommes pas seuls.

La force et l’impact du travail de l’Institut Sou da Paz me donnent également de l’élan. Savoir que nous sommes une organisation solide, avec une équipe incroyable et 25 ans d’histoire, me motive énormément. Être la directrice exécutive de cette organisation m’apporte un grand sens des responsabilités et beaucoup de fierté.

Quel conseil donneriez-vous aux praticien·ne·s, aux décideur·se·s politiques et aux autres parties prenantes qui souhaitent renforcer le leadership des femmes et des allié·e·s dans le contrôle des armes légères, la prévention des conflits, la réduction de la violence et le développement durable ?

Mon principal conseil est de travailler en partenariat. Il existe un énorme potentiel pour que les organisations de la société civile collaborent avec les gouvernements à l’élaboration de politiques, de programmes et de méthodologies. Nous travaillons en partenariat avec Amassuru et avec des femmes professionnelles qui œuvrent pour le contrôle des armes en Amérique latine. C’est un échange très riche, fondé sur le soutien mutuel et l’apprentissage partagé.

La perspective de la société civile permet aux responsables publics et aux professionnel·le·s d’élargir leur vision, favorisant ainsi des améliorations qui peuvent sembler petites mais ont un grand impact. Et la collaboration entre la société civile, le monde universitaire et les gouvernements peut permettre d’atteindre une échelle et un impact qui seraient difficiles à obtenir sans ce partenariat.

Quelles sont les initiatives ou stratégies spécifiques sur lesquelles vous travaillez actuellement et qui vous enthousiasment ?

Je suis actuellement membre du Conseil consultatif des Nations unies sur les questions de désarmement, un espace où je peux porter la perspective latino-américaine sur le profil des conflits dans notre région, ainsi que sur les types d’armes et de technologies qui les affectent le plus. Je suis une femme, relativement jeune par rapport au profil habituel du Conseil, et je peux apporter la voix du Sud global, en particulier de l’Amérique latine, dans un espace très stratégique. Ce travail me passionne beaucoup.

En parallèle, nous promouvons la création de commissariats spécialisés dans le contrôle des armes à feu dans plusieurs États brésiliens, ce qui contribue à renforcer la capacité de l’État à contrôler les armes et à retirer les armes illégales de la circulation. Cet impact concret sur la réalité me motive également énormément.

Pour en savoir plus sur le travail et le parcours de Carolina, consultez les ressources suivantes :

  1. https://soudapaz.org/en/results/?show=guncontrol#11773-2 
  2. https://www.youtube.com/watch?v=WjNKTiFGAK4 
  3. https://www.nexojornal.com.br/mortalidade-perigo-armas-de-fogo-artesanais 
https://soudapaz.org/en/results/?show=guncontrol#5932-2