Gender considerations are now more firmly embedded within arms control discussions, implementation mechanisms have expanded, and the links between firearms proliferation, gender-based violence (GBV), violence prevention, and inclusive security governance are increasingly recognized. At the same time, implementation remains uneven, while political contestation, funding constraints, and persistent gaps in data and institutional capacity threaten continued progress.
This report takes stock of developments between 2021 and 2026, examining how gender-responsive SALW control has evolved across multilateral processes, regional frameworks, and national policies. It identifies key trends and persistent barriers to implementation, while exploring opportunities presented by developments including the ATT Gender Focal Points, the Global Framework for Through-life Conventional Ammunition Management, National Prevention Strategies, and discussions on emerging technologies.
The findings point to a field that is increasingly focused on turning commitments into practice, but also facing new obstacles. As the international environment becomes more challenging, sustaining progress will depend on stronger implementation, adequate resources, better evidence, and continued engagement by States, international organizations, and civil society.
Alors que les États se préparent à se réunir en août pour la Douzième Conférence des États Parties (CSP12) au Traité sur le commerce des armes (TCA), une occasion unique se présente de renforcer la mise en œuvre du Traité grâce à une approche davantage sensible au genre. La CSP12 sera également la première Conférence des États Parties depuis la nomination des Points focaux Genre du TCA, dont le rôle offre un nouvel élan pour faire progresser la mise en œuvre de l’article 7(4), favoriser le partage des connaissances et veiller à ce que les considérations de genre soient intégrées de manière plus systématique dans les processus décisionnels relatifs aux transferts d’armes.
À mesure que ces discussions avancent, une question mérite une attention accrue : que signifie réellement le Traité pour les communautés qui vivent quotidiennement les conséquences de la violence armée ?
Le Réseau pour l’égalité des genres dans le contrôle des armes légères et de petit calibre (GENSAC) a récemment consulté ses membres en Afrique, notamment au Burundi, au Cameroun, au Mali, au Nigéria et en République centrafricaine, afin de mieux comprendre comment les communautés locales vivent les violences basées sur le genre (VBG) liées aux armes à feu et ce qu’elles attendent du TCA. Leurs réponses rappellent avec force que les discussions de haut niveau et multilatérales sur les transferts d’armes, les contrôles à l’exportation et la prévention du détournement ne sont pas de simples débats de politique publique : elles ont des conséquences directes sur la sécurité, la dignité et les moyens de subsistance des femmes et des filles.
Les armes à feu aggravent les inégalités de genre existantes
Bien que chaque pays soit confronté à un contexte qui lui est propre, nos membres ont décrit des tendances remarquablement similaires.
Dans l’ensemble de la région, la prolifération et le mauvais usage des armes à feu aggravent les inégalités de genre existantes et accentuent la gravité des violences à l’encontre des femmes et des filles, tant dans les contextes de conflit qu’au sein des communautés.
Les membres de GENSAC au Cameroun ont expliqué que la disponibilité croissante des armes à feu rend les violences faites aux femmes plus meurtrières, la présence d’armes dans les foyers et les communautés transformant les violences domestiques en féminicides. Ils ont également souligné les conséquences durables des conflits, au cours desquels les femmes et les filles ont été victimes d’enlèvements, de violences sexuelles, de recrutements forcés et de déplacements, tandis que de nombreuses familles continuent de souffrir de la perte de leurs moyens de subsistance et de l’accès à l’éducation.
Au Mali, les membres ont évoqué des communautés contraintes d’abandonner leurs terres agricoles, leurs pâturages, leurs écoles et leurs services de santé en raison de l’insécurité. Les femmes et les filles y sont exposées à des risques accrus de violences physiques et sexuelles perpétrées par des groupes armés, tandis que les déplacements forcés ont aggravé la précarité économique et la vulnérabilité.
Les membres de GENSAC au Nigéria ont insisté sur la façon dont l’insécurité façonne les décisions quotidiennes de nombreuses femmes. Se rendre dans les champs, les marchés ou sur leur lieu de travail peut exposer à des risques d’enlèvement ou d’attaque armée, tandis que la prolifération illicite des armes à feu continue d’alimenter l’extrémisme violent, la criminalité organisée et les VBG.
Au Burundi, les membres ont souligné que les conséquences de la violence armée ne s’arrêtent pas une fois l’attaque terminée. Les survivantes rencontrent souvent des difficultés à accéder aux soins médicaux, à l’assistance juridique et à la justice, tandis que l’impunité persistante mine la confiance envers les institutions et limite les possibilités de rendre des comptes.
Ces expériences rappellent une réalité essentielle : les armes à feu ne créent pas les inégalités de genre, mais elles en rendent souvent les conséquences plus graves, plus étendues et plus difficiles à combattre.
FEPAD and GENSAC host a meeting in Burundi in December 2025.
Les communautés ont besoin de plus que des engagements
Si les membres de la société civile de GENSAC saluent la reconnaissance par le TCA des VBG—en particulier à travers l’article 7(4)—ils soulignent constamment que sa mise en œuvre doit devenir plus visible et plus concrète au niveau communautaire.
Malgré la diversité des contextes, plusieurs priorités communes se dégagent.
Premièrement, nos membres appellent à renforcer la mise en œuvre d’évaluations des risques sensibles au genre afin de garantir que des armes ne soient pas transférées lorsqu’il existe un risque prépondérant qu’elles puissent faciliter ou contribuer à de graves VBG ou à des violences contre les femmes et les filles.
Deuxièmement, ils soulignent la nécessité de rendre le Traité lui-même plus accessible. Plusieurs membres ont observé que les communautés, les autorités locales et même certains parlementaires connaissent mal le TCA ou ne comprennent pas clairement en quoi il est lié à leurs préoccupations en matière de sécurité. Communiquer les dispositions du Traité dans un langage clair et concret contribuerait à renforcer la compréhension du public, l’appropriation nationale et le plaidoyer en faveur de sa mise en œuvre.
Troisièmement, les membres insistent sur l’importance d’investir dans des réponses centrées sur les survivantes, notamment en garantissant l’accès aux soins médicaux, au soutien psychosocial, à l’assistance juridique et à des mécanismes de signalement sûrs.
Enfin, nos membres ont souligné à plusieurs reprises l’importance des partenariats. Les organisations de la société civile constituent souvent le lien entre les engagements internationaux et les réalités locales. Elles sensibilisent aux risques liés à la prolifération des armes, documentent les conséquences de la violence armée, accompagnent les survivantes, facilitent le dialogue avec les communautés et produisent des données probantes susceptibles d’éclairer des décisions politiques plus efficaces.
Placer les expériences vécues au cœur de l’action
Le TCA a été créé pour réduire les souffrances humaines. Atteindre cet objectif suppose d’écouter celles et ceux qui vivent directement les conséquences de la violence armée.
Alors que les Points focaux Genre du TCA entament leurs travaux et que les États se réunissent à la CSP12, les perspectives partagées par les membres de GENSAC offrent des orientations concrètes pour renforcer une mise en œuvre sensible au genre. Elles nous rappellent qu’un contrôle efficace des armements ne se limite pas à améliorer les politiques et les procédures. Il s’agit également d’écouter les communautés, de soutenir celles et ceux qui sont en première ligne de la prévention et de veiller à ce que les engagements internationaux se traduisent par des améliorations tangibles dans la vie des populations.
En plaçant les perspectives des communautés au cœur de la mise en œuvre, le TCA pourra se rapprocher davantage de sa promesse fondamentale : réduire les souffrances humaines et protéger les personnes les plus touchées par la violence armée.
Cet article résume les perspectives partagées par les membres de GENSAC au Burundi, au Cameroun, au Mali, au Nigéria et en République centrafricaine en préparation de la CSP12 du TCA, ainsi qu’en réponse aux discussions en ligne organisées par Control Arms, le Small Arms Survey et la Lettonie sur le thème « Relier les préoccupations locales à l’action mondiale : le rôle du TCA dans la lutte contre les violences basées sur le genre ». GENSAC remercie sincèrement l’ensemble des membres qui ont consacré leur temps, leur expertise et leurs réflexions à l’élaboration de cet article, en particulier Mme Armelle Ndongo pour son soutien à la collecte des contributions.
As states prepare to gather for the Twelfth Conference of States Parties (CSP12) to the Arms Trade Treaty (ATT) this August, there is a unique opportunity to strengthen the Treaty’s implementation through a more gender-responsive approach. CSP12 will also mark the first Conference of States Parties following the appointment of the ATT Gender Focal Points, whose role offers new momentum to advance the implementation of Article 7(4), promote knowledge sharing, and ensure that gender considerations are more systematically integrated into arms transfer decision-making.
As these discussions move forward, one question deserves greater attention: what does the Treaty mean for the communities living with the consequences of armed violence every day?
The Gender Equality Network for Small Arms Control (GENSAC) recently consulted members across Africa in Burundi, Cameroon, Mali, Nigeria, and the Central African Republic to better understand how local communities experience firearm-related gender-based violence (GBV) and what they expect from the ATT. Their responses provide a powerful reminder that high-level and multilateral discussions on arms transfers, export controls, and diversion prevention are not abstract policy debates—they have direct implications for the safety, dignity, and livelihoods of women and girls.
Firearms deepen existing gender inequalities
Although each country faces its own unique context, our members described many of the same patterns.
Across the region, the proliferation and misuse of firearms are exacerbating existing gender inequalities and increasing the severity of violence against women and girls, both in conflict settings and within communities.
GENSAC members in Cameroon described how the increasing availability of firearms has made violence against women more lethal, with weapons present in homes and communities turning domestic violence into femicides. They also highlighted the long-term impacts of conflict, where women and girls have faced abduction, sexual violence, forced recruitment, and displacement, while many families continue to struggle with the loss of livelihoods and access to education.
In Mali, members spoke of communities forced to abandon farmland, grazing areas, schools, and healthcare services due to insecurity. Women and girls face heightened risks of physical and sexual violence perpetrated by armed groups, while displacement has compounded economic insecurity and vulnerability.
GENSAC members in Nigeria emphasized how insecurity shapes everyday decisions for many women. Traveling to farms, markets, or places of work can carry the risk of kidnapping or armed attack, while the illicit proliferation of firearms continues to fuel violent extremism, organized crime, and GBV.
Meanwhile, members in Burundi underscored that the consequences of armed violence do not end once an attack has occurred. Survivors often struggle to access medical care, legal assistance, and justice, while persistent impunity undermines confidence in institutions and limits accountability.
These experiences reinforce an important reality: firearms do not create gender inequality, but they often make its consequences more severe, more widespread, and more difficult to address.
FEPAD and GENSAC host a meeting in Burundi in December 2025.
Communities need more than commitments
While GENSAC’s civil society members welcomed the ATT’s recognition of GBV—particularly through Article 7(4)—they consistently emphasized that implementation must become more visible and meaningful at the community level.
Despite the diversity of contexts, several common priorities emerged.
First, our members called for stronger implementation of gender-responsive risk assessments to ensure that arms are not transferred where there is a substantial risk they could facilitate or contribute to serious GBV or violence against women and girls.
Second, they highlighted the need to make the Treaty itself more accessible. Several members noted that communities, local leaders, and even parliamentarians are often unfamiliar with the ATT or uncertain about how it relates to their own security concerns. Communicating the Treaty’s provisions in clear, practical language would help strengthen public understanding, national ownership, and advocacy for implementation.
Third, GENSAC members emphasized the importance of investing in survivor-centered responses, including access to medical care, psychosocial support, legal assistance, and safe reporting mechanisms.
Finally, our members repeatedly highlighted the importance of partnerships. Civil society organizations are often the bridge between international commitments and local realities. They raise awareness about the risks associated with arms proliferation, document the impacts of armed violence, support survivors, facilitate dialogue with communities, and provide evidence that can inform more effective policy decisions.
Centering lived experience
The ATT was created to reduce human suffering. Achieving that objective requires listening to those who experience the consequences of armed violence firsthand.
As the ATT Gender Focal Points begin their work and states gather at CSP12, the perspectives shared by GENSAC members offer practical guidance for strengthening gender-responsive implementation. They remind us that effective arms control is not only about improving policies and procedures. It is also about listening to communities, supporting those on the front lines of prevention, and ensuring that international commitments translate into tangible improvements in people’s lives.
By placing community perspectives at the center of implementation, the ATT can move closer to fulfilling its promise of reducing human suffering and protecting those most affected by armed violence.
This article summarizes perspectives shared by GENSAC members in Burundi, Cameroon, Mali, Nigeria, and the Central African Republic in preparation for CSP12 of the ATT and in response to online discussions organized by Control Arms, the Small Arms Survey, and Latvia on “Connecting Local Concerns with Global Action: The Role of the Arms Trade Treaty in Addressing Gender-Based Violence.” GENSAC sincerely thanks all members who contributed their time, expertise, and insights to inform this article, particularly Ms. Armelle Ndongo for assistance in gathering responses.
Du 1er au 5 juin 2026, des représentants des gouvernements, des organisations internationales et de la société civile se sont réunis au siège des Nations unies à New York à l’occasion de la Neuvième Réunion biennale des États (BMS9) afin d’examiner la mise en œuvre du Programme d’action des Nations unies relatif aux armes légères et de petit calibre (Programme d’action) et de l’Instrument international de traçage (IIT).
En tant que principal forum mondial consacré au renforcement de la coopération internationale pour prévenir et combattre le commerce illicite des armes légères et de petit calibre, la BMS9 a constitué une occasion importante de faire le point sur les progrès accomplis, d’examiner les défis émergents et de définir les priorités pour les années à venir.
Tout au long de cette semaine, le Réseau pour l’égalité des genres dans le contrôle des armes légères et de petit calibre (GENSAC) a été fier de contribuer à ces discussions en partageant des travaux de recherche accompagnés de recommandations concrètes, en mettant en lumière le travail essentiel et les expériences vécues de ses membres issus de réseaux mondiaux et locaux, et en dialoguant avec les États membres ainsi qu’avec les organisations partenaires afin de promouvoir la paix au moyen d’approches du contrôle des armes légères tenant compte de la dimension de genre.
Les contributions de GENSAC à la BMS9
En amont de la réunion, GENSAC a publié un nouveau document de travail examinant les possibilités de renforcer la mise en œuvre du Programme d’action selon une approche sensible au genre, tout en répondant aux évolutions technologiques dans le domaine du contrôle des armes légères. Cette publication formule des recommandations pratiques à l’intention des États membres concernant l’intégration de la dimension de genre dans la mise en œuvre nationale, l’amélioration de la collecte de données, le renforcement de la participation et la prise en compte des innovations technologiques au moyen de processus décisionnels inclusifs.
Au cours de la BMS9, GENSAC a également :
soutenu la coordination d’une déclaration conjointe sur le genre, prononcée au nom de 58 États ;
présenté une déclaration de la société civile au nom de GENSAC lors de la session consacrée aux ONG, mettant en avant les priorités identifiées par les membres de notre réseau mondial, notamment l’intégration de la dimension de genre et la participation pleine, égale, significative et effective des femmes ;
rencontré des représentants gouvernementaux, des responsables des Nations unies et des organisations partenaires afin d’examiner les possibilités de renforcer la mise en œuvre du Programme d’action selon une approche sensible au genre.
Ces activités ont été rendues possibles grâce à l’expertise et à l’engagement des membres de GENSAC à travers le monde, dont les expériences continuent d’éclairer nos activités de recherche et de plaidoyer. En plus de mettre en avant les contributions des membres de notre réseau mondial qui avaient partagé leurs perspectives en amont de la BMS9, nous avons eu le plaisir de compter sur la participation directe de membres présents à la conférence, notamment d’Argentine, de Bolivie, du Chili, et de Trinité-et-Tobago.
Une réunion marquée à la fois par des progrès et des défis politiques
La BMS9 s’est tenue dans un contexte multilatéral en pleine évolution. Si la reconnaissance des effets différenciés de la prolifération illicite des armes légères s’est progressivement renforcée dans le cadre du Programme d’action au cours de la dernière décennie, les discussions qui ont eu lieu pendant la réunion, ainsi que celles qui l’ont précédée, ont montré que les approches sensibles au genre continuent de se heurter à une résistance politique de la part d’un petit nombre d’États.
Cette dynamique est apparue clairement lors de la séance plénière finale. Un groupe d’États membres a invoqué l’article 40 du Règlement intérieur afin de demander qu’un vote séparé soit organisé sur certaines parties du projet de document final, notamment celles relatives au genre. Cette demande de division a été rejetée par un vote enregistré de 94 voix contre, 3 voix pour et 24 abstentions. La Réunion a ensuite adopté le document final dans son ensemble par un vote enregistré de 128 voix pour, 1 voix contre et 1 abstention.
Ces débats ont mis en évidence à la fois les défis auxquels est confronté le cadre normatif relatif au contrôle des armes légères sensible au genre et sa résilience. Alors qu’un nombre limité de délégations a tenté de remettre en cause un langage déjà agréé, l’écrasante majorité des États membres a soutenu le maintien de l’intégrité du document final.
À la suite de son adoption, plusieurs délégations ont formulé des explications de vote et inscrit des réserves au procès-verbal, notamment concernant les références au genre. Ces déclarations reflètent des débats politiques plus larges actuellement à l’œuvre dans plusieurs processus multilatéraux relatifs au désarmement et à la sécurité.
Il convient toutefois de souligner que le document final a non seulement conservé des engagements antérieurs, mais a également réaffirmé plusieurs principes devenus essentiels à la mise en œuvre du Programme d’action tenant compte de la dimension de genre.
Tout d’abord, les États ont « réaffirmé leur engagement à prévenir et à réduire les souffrances humaines causées par le commerce illicite des armes légères et de petit calibre sous tous ses aspects et à prendre en considération les effets différenciés de ce commerce illicite sur les femmes, les hommes, les filles et les garçons » (paragraphe 4). Cette reconnaissance confirme que les conséquences de la prolifération illicite des armes légères ne sont pas vécues de manière uniforme et que des réponses efficaces doivent tenir compte de ces différences.
Dans cette continuité, les États ont reconnu « l’importance d’évaluer et de traiter les effets différenciés selon le genre des armes légères et de petit calibre illicites sur les femmes, les hommes, les filles et les garçons, y compris les violences sexuelles liées aux conflits, et d’intégrer une perspective de genre dans les politiques et programmes relatifs aux armes légères et de petit calibre » (paragraphe 12). Cette formulation établit explicitement un lien entre la mise en œuvre sensible au genre, la compréhension des effets différenciés et l’intégration systématique de la dimension de genre dans les politiques et programmes relatifs aux armes légères.
Le document final réaffirme également le rôle central de la participation des femmes, les États reconnaissant « la nécessité de promouvoir la participation pleine, égale, significative et effective des femmes aux processus décisionnels et de mise en œuvre du Programme d’action et de l’Instrument international de traçage à tous les niveaux, notamment dans des fonctions de direction et en tant qu’agentes de changement » (paragraphe 13). Cette évolution traduit un changement de perspective consistant à ne plus considérer les femmes uniquement comme bénéficiaires des efforts de contrôle des armes légères, mais également comme dirigeantes et partenaires essentielles à leur mise en œuvre.
Enfin, le document final renforce l’accent mis sur une mise en œuvre fondée sur des données probantes en encourageant les États à tenir compte des effets différenciés des détournements, notamment « en recueillant, lorsque cela est possible et sans danger, des données ventilées par sexe, âge, handicap et autres caractéristiques pertinentes selon les contextes nationaux, et en utilisant des mécanismes d’analyse afin d’éclairer l’élaboration de politiques et de programmes sensibles au genre fondés sur des données probantes » (paragraphe 50). Cette disposition souligne que de meilleures données et analyses constituent des outils essentiels pour élaborer des politiques nationales plus efficaces et mieux adaptées.
Ensemble, ces dispositions réaffirment que la prise en compte de la dimension de genre dans le contrôle des armes légères ne constitue pas un objectif distinct, mais un élément essentiel de la mise en œuvre efficace du Programme d’action.
Répondre à l'évolution des défis
Outre les discussions consacrées à la mise en œuvre, la BMS9 a accordé une attention particulière aux conséquences des évolutions technologiques pour le contrôle des armes légères.
S’appuyant sur les travaux du Groupe d’experts techniques à composition non limitée (OETEG), créé à la suite de la Quatrième Conférence d’examen, les États membres ont examiné des questions telles que les armes à carcasse polymère, les armes modulaires, les progrès des technologies de fabrication ainsi que les défis que ces évolutions posent en matière de marquage, de traçage et de prévention des détournements. La Réunion est également convenue de poursuivre les discussions techniques dans le cadre d’un OETEG renouvelé avant la prochaine Conférence d’examen, afin de permettre aux États de continuer à échanger leur expertise et d’élaborer des recommandations pratiques à mesure que les technologies évoluent.
Le résumé du Président de la première réunion de l’OETEG témoigne également d’une approche de plus en plus globale de ces questions. À l’avenir, le Président s’est engagé à renforcer le dialogue avec un éventail plus large de parties prenantes—notamment les industries de l’armement et de la fabrication additive, les entreprises technologiques, les services de livraison et les plateformes en ligne—afin de mieux comprendre l’évolution du paysage technologique. Le résumé indique également que plusieurs États ont souligné l’importance de garantir une participation inclusive et d’intégrer la dimension de genre dans l’ensemble des travaux de l’OETEG. Cette approche permettra de mieux comprendre comment les évolutions technologiques, y compris l’impression 3D, influencent les schémas de détournement et d’utilisation abusive des armes, ainsi que leurs effets différenciés sur les femmes, les hommes, les filles et les garçons.
Pour GENSAC, ces évolutions confirment un message essentiel : les réponses aux technologies émergentes ne doivent pas être envisagées uniquement sous un angle technique. Comprendre qui est touché par ces technologies, comment les risques sont vécus par différentes communautés et veiller à ce que des perspectives diverses éclairent l’élaboration des politiques sont des composantes indispensables d’un contrôle des armes légères efficace et durable. Il est encourageant de constater que ces considérations commencent à orienter les travaux futurs de l’OETEG.
Perspectives
Si la BMS9 marque la fin d’un nouveau cycle du Programme d’action, sa mise en œuvre se poursuit désormais aux niveaux national et régional.
Les discussions de cette semaine ont montré que le renforcement du contrôle des armes légères tenant compte de la dimension de genre exige davantage que l’adoption d’un langage commun dans les documents internationaux. Il repose sur un engagement politique durable, une participation véritable de la société civile, un renforcement de la mise en œuvre nationale, une amélioration des données et des analyses, ainsi qu’une coopération continue entre les gouvernements et les praticiens.
Pour GENSAC, le travail se poursuit. Au cours des prochains mois, nous nous appuierons sur la dynamique créée par la BMS9 en poursuivant nos travaux de recherche, notre engagement politique et notre soutien à nos membres, afin de faire progresser des approches sensibles au genre dans le contrôle des armes légères, dans leurs contextes respectifs. Nous nous réjouissons également de poursuivre ces échanges lors de la Douzième Conférence des États Parties (CSP12) au Traité sur le commerce des armes, qui se tiendra en août, ainsi que dans les processus internationaux futurs.
Nous adressons nos sincères remerciements à tous les membres de GENSAC qui ont apporté leur expertise avant, pendant et après la BMS9. Leur engagement continue de renforcer les efforts internationaux visant à promouvoir des approches plus efficaces, plus inclusives et plus durables du contrôle des armes légères.
From June 1–5, 2026, governments, international organizations, and civil society representatives gathered at United Nations (UN) Headquarters in New York for the Ninth Biennial Meeting of States (BMS9) to review implementation of the UN Programme of Action on Small Arms and Light Weapons (UN PoA) and the International Tracing Instrument (ITI).
As the principal global forum for advancing international cooperation on preventing and combating the illicit trade in small arms and light weapons, BMS9 offered an important opportunity to take stock of progress, consider emerging challenges, and shape priorities for the years ahead.
Throughout the week, the Gender Equality Network for Small Arms Control (GENSAC) was proud to contribute to these discussions by sharing research with concrete recommendations, amplifying the lifesaving work and lived experiences of our global and grassroots membership, and engaging with Member States and partner organizations to promote peace through gender-responsive approaches to small arms control.
GENSAC’s contributions at BMS9
In the lead-up to the meeting, GENSAC published a new working paper exploring opportunities to strengthen gender-responsive implementation of the UN PoA while responding to technological developments in small arms control. The publication offers practical recommendations for Member States on integrating gender perspectives into national implementation, improving data collection, strengthening participation, and ensuring that technological innovation is addressed through inclusive policymaking.
During BMS9, GENSAC also:
Supported the coordination of a joint statement on gender, delivered on behalf of 58 countries;
Delivered a GENSAC civil society statement during the NGO session, highlighting priorities identified by members across our global network such as gender mainstreaming, and women’s full, equal, meaningful, and effective participation;
Met with government representatives, UN officials, and partner organizations to discuss opportunities for advancing gender-responsive implementation of the Programme of Action.
These activities were made possible through the expertise and engagement of GENSAC members worldwide whose experiences continue to inform our advocacy and research. In addition to highlighting the insights of global members who shared their perspectives with us in advance of BMS9, we were pleased to count on the direct participation of members present at the conference from Argentina, Bolivia, Chile, and Trinidad and Tobago.
A meeting that reflected both progress and political challenges
BMS9 took place against a changing multilateral landscape. While recognition of the differentiated impacts of illicit small arms proliferation has steadily grown within the UN PoA process over the past decade, dynamics over the course of the meeting and in the lead-up to it demonstrated that the environment is challenging as gender-responsive approaches continue to face political resistance from a small number of States.
This dynamic became particularly evident during the final plenary. A group of Member States invoked Rule 40 of the Rules of Procedure, requesting that specific parts of the draft outcome document—including provisions relating to gender—be voted on separately. The motion for division was rejected by a recorded vote of 94 against, 3 in favor, with 24 abstentions. The Meeting then proceeded to adopt the outcome document as a whole by a recorded vote of 128 in favor, 1 against, with 1 abstention.
The proceedings underscored both the challenges and the resilience of the normative framework that has developed around gender-responsive small arms control. While a small number of delegations sought to reopen previously agreed language, the overwhelming majority of Member States supported retaining the integrity of the outcome document.
Following the adoption, several delegations placed explanations of vote and reservations on the record, including with respect to references relating to gender. These statements reflected broader political debates currently unfolding across a range of multilateral disarmament and security processes.
Importantly, the final outcome document not only retained some previous commitments but also reaffirmed several key principles that have become central to gender-responsive implementation of the PoA.
First, States “reaffirmed their commitment to prevent and reduce the human suffering caused by the illicit trade in small arms and light weapons in all its aspects and to address the differential impact of the illicit trade in small arms and light weapons on women, men, girls and boys” (para. 4). This recognition reinforces the understanding that the consequences of illicit small arms proliferation are not experienced uniformly and that effective responses must take these differing impacts into account.
Building on this foundation, States recognized “the importance of assessing and addressing the gendered impacts of illicit small arms and light weapons on women, men, girls and boys, including conflict-related sexual violence, and of mainstreaming a gender perspective into policies and programmes on small arms and light weapons” (para. 12). Notably, this language explicitly links gender-responsive implementation not only to understanding differentiated impacts, but also to incorporating gender perspectives throughout small arms policies and programmes.
The outcome document also reaffirmed the central role of women’s participation, with States recognizing “the need to promote the full, equal, meaningful and effective participation of women in decision-making and implementation processes relating to the Programme of Action and the International Tracing Instrument at all levels, including in leadership roles and as agents of change” (para. 13). This reflects a continued shift away from viewing women solely as beneficiaries of small arms control efforts and towards recognizing their role as leaders and partners in implementation.
Finally, the outcome document strengthened the emphasis on evidence-based implementation by encouraging States to take account of the differential impacts of diversion “including, where feasible and safe to do so, by collecting data disaggregated by sex, age and disability and other characteristics relevant in national contexts and utilizing analysis mechanisms to inform evidence-based gender-responsive policymaking and programming with a view to strengthening the full and effective implementation of the Programme of Action at all levels” (para. 50). This provision underscores that better data and analysis are not ends in themselves, but tools for developing more effective and responsive national policies.
Together, these provisions reinforce that gender-responsive small arms control is not a standalone objective, but an integral component of effective implementation of the PoA.
Responding to evolving challenges
Alongside discussions on implementation, BMS9 devoted significant attention to the implications of technological developments for small arms control.
Building on the work of the Open-ended Technical Expert Group (OETEG) established following the Fourth Review Conference, Member States discussed issues such as polymer-frame firearms, modular weapons, advances in manufacturing technologies, and the challenges these developments present for marking, tracing, and preventing diversion. The Meeting also agreed to continue technical discussions through a renewed OETEG in advance of the next Review Conference, ensuring that States can continue to exchange expertise and develop practical recommendations as technologies evolve.
Importantly, the Summary of the Chair of the First Meeting of the OETEG also signaled an increasingly holistic approach to these discussions. Looking ahead, the Chair committed to strengthening engagement with a broader range of stakeholders—including the arms and additive manufacturing industries, technology companies, shipping couriers, and online platforms—to better understand the evolving technological landscape. The Summary further notes that several States emphasized the importance of maintaining inclusive participation and mainstreaming a gender perspective throughout the OETEG’s work. This would help ensure that the Group fully understands how technological developments, including 3D printing, influence patterns of misuse and diversion, and how their impacts may differ for women, men, girls, and boys.
For GENSAC, these developments reinforce an important message: responses to emerging technologies should not be viewed solely as technical exercises. Understanding who is affected by these technologies, how risks are experienced across different communities, and ensuring that diverse perspectives inform policy development are essential components of effective and sustainable small arms control. It is encouraging to see these considerations beginning to shape the future direction of the OETEG’s work.
Looking ahead
While BMS9 concluded another cycle of the PoA process, implementation now moves back to the national and regional levels.
The discussions throughout the week highlighted that advancing gender-responsive small arms control requires more than agreed language in international outcome documents. It depends on sustained political commitment, meaningful participation by civil society, stronger national implementation, improved evidence and data collection, and continued collaboration between governments and practitioners.
For GENSAC, the work continues. Over the coming months, we will build on the momentum from BMS9 through continued research, policy engagement, and support to our members as they advance gender-responsive approaches to small arms control in their own contexts. We also look forward to continuing these conversations at the Twelfth Conference of States Parties (CSP12) to the Arms Trade Treaty this August and in future international policy processes.
We extend our sincere thanks to all GENSAC members who contributed their expertise before, during, and after BMS9. Your work continues to strengthen international efforts to build more effective, inclusive, and sustainable approaches to small arms control.
Working Paper submitted to BMS9 by GENSAC, the Small Arms Survey, Belgium, Canada, France, Germany, Luxembourg, Mexico, Norway, and the United Kingdom of Great Britain and Northern Ireland.
En esta edición de Miembros Destacados de GENSAC, destacamos la valiosa labor de Ana Yancy Espinoza, Directora Académica de la organización costarricense Fundación Arias para la Paz. A través de un firme compromiso con el fortalecimiento del control de armas pequeñas y ligeras y la prevención de la violencia armada en América Latina, su trabajo pone especial énfasis en la incorporación de la perspectiva de género, el fortalecimiento de las capacidades institucionales y la promoción de la cooperación regional. La labor de la Sra. Espinoza y su organización demuestran cómo los enfoques inclusivos y basados en evidencia pueden contribuir al desarrollo de políticas de seguridad más eficaces y sostenibles.
A continuación, conozca más sobre la trayectoria de la Sra. Espinoza en sus propias palabras.
¿Cuál es el objetivo de tu trabajo? ¿Y cómo se relaciona con la aceleración del control de armas pequeñas con perspectiva de género?
Nuestro objetivo es promover sociedades justas, pacíficas y equitativas, fortaleciendo capacidades nacionales e institucionales, en referencia a este tema específico, en el control de armas pequeñas y en la prevención de la violencia armada. El enfoque de género es transversal partimos desde un enfoque de derechos humanos desde la interseccionalidad: reconocemos que las armas afectan de manera diferenciada a mujeres, hombres y jóvenes, y que integrar esta perspectiva podría acelerar la efectividad de las políticas de seguridad y desarme, de igual manera, que consideramos que a la par de la prevención y el combate a la proliferación de armas y municiones ilícitas, se debe reforzar a través de políticas públicas el control sobre las armas legales.
¿Por qué decidiste trabajar en este campo? ¿Qué te ha inspirado?
El tema de seguridad, desde una perspectiva amplia, ha sido un área explícita de trabajo de la Fundación Arias. Iniciamos con el hallazgo de que la América Latina era y sigue siendo una de las regiones más violentas del mundo; y que esa violencia se producía mayoritariamente con Armas de Fuego; en un porcentaje que al menos refería a un 70% y que con facilidad alcanza el 80% del total de la violencia.1 Con ese hallazgo en menta, iniciamos procesos de investigación no únicamente pensando en el impacto de la violencia armada, sino dónde era mayor su impacto. Desde ahí, también abordamos los temas de maras y pandillas, donde las armas de fuego constituyen un factor común y que incluso generó el auge de las empresas de seguridad privada. Donde, como se ha mencionado anteriormente, las armas de fuego son el factor común en la criminalidad organizada transnacional, son un elemento que acompaña otras actividades del crimen organizado, son una mercancía requerida, un instrumento de poder y sumisión, y, como lo estamos viviendo en la región, un instrumento de destrucción.
Posteriormente también incursionamos en la búsqueda de información respecto a la presencia de armas de fuego en situaciones de violencia contra la mujer y de género; identificando que con mayor frecuencia este tipo de armas está presente en estas situaciones de violencia, se ha normalizado y democratizado el uso de las armas no únicamente para producir daño, sino como factor de poder y herramienta de sumisión. Acá titulamos la investigación como: Violencia Armada en Espacios de Confianza, pues además del factor sexo-género, también es un determinante de los vínculos interpersonales en presencia de violencia. No podemos dejar de lado que las principales víctimas de las armas de fuego son hombres jóvenes, lo que establece un vínculo entre masculinidad, riesgo y violencia armada.
¿Cuáles han sido algunos de los principales obstáculos que has enfrentado en tu trabajo? ¿Cómo te mantienes motivada y resiliente frente a los desafíos o retrocesos?
Un elemento a favor de nuestro proceso ha sido el acceso a información estadística de calidad, la cual es provista por el Poder Judicial. Probablemente, algunos elementos que han incidido lo constituyen la prevalencia de una serie de mitos en torno a la presencia creciente de las armas de fuego.
Son preconcepciones de observar las armas como elemento de seguridad y no de riesgo; y probablemente ahí reside el principal obstáculo, que constituye una distorsión. La presencia del arma no te da más seguridad; disponer de un arma por sí sola no garantiza seguridad, al contrario, incrementa la exposición; asumir que solo las armas en condición de irregularidad o ilegalidad son las que producen daño , cuando armas inscritas y legales también participan en situaciones de violencia.
Tenemos claridad de que aún se requiere mucho trabajo en este ámbito; por ejemplo, los impactos de la violencia armada en la comunidad diversa no han podido abordarse por falta de información segregada; de igual manera, entre más se profundiza en un tema, surgen nuevos retos de análisis.
¿Qué consejos les darías a quienes trabajan en la práctica, a responsables de políticas públicas y a otros actores que buscan marcar la diferencia aprovechando el liderazgo de las mujeres y sus aliados en el control de armas pequeñas, la prevención de conflictos, la reducción de la violencia y el desarrollo sostenible?
El liderazgo de las mujeres y sus aliados es clave para transformar la gobernanza de la seguridad: no solo reduce la violencia armada, sino que fortalece la democracia, la cohesión social y el desarrollo sostenible. La diferencia se logra cuando las políticas dejan de ser neutras y reconocen explícitamente el poder transformador de la inclusión.
Desde nuestra experiencia, una de las prioridades más importantes es garantizar la participación significativa de las mujeres en los espacios de toma de decisiones. Las mujeres deben participar activamente en las negociaciones de paz, los procesos de desarme y los comités de control de armas y prevención de la violencia, de modo que sus perspectivas contribuyan a dar forma a las políticas y los acuerdos, en consonancia con los compromisos establecidos en la Resolución 1325 del Consejo de Seguridad de las Naciones Unidas.
También creemos que el progreso depende de la construcción de alianzas sólidas basadas en la igualdad. Las redes regionales e internacionales que conectan a mujeres líderes que trabajan en los ámbitos de la seguridad, el desarrollo y los derechos humanos generan valiosas oportunidades de aprendizaje y colaboración. Al mismo tiempo, los gobiernos, la sociedad civil, la academia y las organizaciones multilaterales tienen un papel fundamental que desempeñar, y reunir a estos actores mediante coaliciones multisectoriales permite desarrollar respuestas más eficaces y sostenibles.
Otra lección clave es que la perspectiva de género debe integrarse plenamente en las políticas y los programas de seguridad. Esto implica reconocer que la violencia armada afecta de manera diferenciada a distintos grupos, incorporar indicadores con enfoque de género en las iniciativas de control de armas y prevención de la violencia, y vincular estos esfuerzos con los Objetivos de Desarrollo Sostenible. Asimismo, requiere invertir en la capacitación de las fuerzas de seguridad y de los operadores del sistema de justicia para que comprendan mejor las dinámicas de género y apliquen un enfoque basado en los derechos humanos en su labor.
Por último, la prevención debe seguir siendo el eje central de nuestros esfuerzos. Fortalecer la resiliencia comunitaria mediante el liderazgo de las mujeres, promover narrativas positivas que reconozcan a las mujeres como agentes de paz y no únicamente como víctimas, y establecer mecanismos participativos de monitoreo y evaluación con datos desagregados por sexo y edad contribuyen a desarrollar políticas más eficaces y con mayor rendición de cuentas. En última instancia, alinear las políticas de seguridad con objetivos más amplios de desarrollo sostenible es esencial para garantizar que los esfuerzos destinados a reducir la violencia armada no terminen reforzando, de manera inadvertida, las desigualdades existentes.
¿Cómo colaboras con otras personas, miembros o socios de GENSAC en tu trabajo? ¿Puedes compartir un ejemplo de una colaboración o proyecto significativo dentro de la red?
En términos generales, promovemos incorporar a otros organizaciones, mayoritariamente miembros de GENSAC, que también desarrollan diversas aristas del tema de armas de fuego; promovemos espacios donde poder interactuar como grupo y presentarnos como red; mucho de lo que hacemos es gestionar espacios de diálogo y análisis intersectoriales, interinstitucionales e interdisciplinarios, donde cada una de las organizaciones participantes pueda aportar desde su expertise. Recientemente, octubre 2025, realizamos un taller de los miembros de GENSAC en la región: México, Guatemala, Honduras, El Salvador y Costa RICA: Aporte regional a la implementación de instrumentos internacionales en materia de control de armas y prevención de la violencia armada y del tráfico de armas donde tuvimos como contraparte a la DIASP Dirección de Asuntos de Seguridad Pública de Panamá y, se presentó la oportunidad de compartir tanto información como conocimiento con representantes de diversas instituciones nacionales que tienen entre sus responsabilidades el control de armas de fuego y municiones, los procesos de transferencias y el combate a la delincuencia y la criminalidad organizada, entre ellos: Las personas beneficiarias fueron representantes de las siguientes instituciones: Dirección Institucional de Asuntos de Seguridad Pública; Ministerio de Gobernación división postal; Ministerio de Seguridad, Policía Nacional, Dirección de Investigación Judicial (DIJ), Dirección Nacional de Docencia (DIDOC) de la Policía Nacional; Fiscalía incluyendo la de Crimen Organizado, Sistema de Estadísticas Criminales (SIEC); Servicio Nacional Aeronaval SENAN; Aduanas, Consejo de Seguridad Nacional; Servicio Nacional de Migración (SNM) y Secretaría de Política Criminológica. De igual manera, posicionamos el tema de armas de fuego y género.
Evento «Promoción de la paz y la igualdad de género: contribución regional a la aplicación de los instrumentos internacionales sobre control de armas y prevención de la violencia armada y el tráfico de armas», en Panamá, noviembre de 2025
Para nosotros, miembros de GENSAC, fue un espacio interesante que permitió promover la cooperación entre la institucionalidad gubernamental y la sociedad civil; por otro lado, como red nos mostramos articuladas y complementando nuestros conocimientos y saberes. Demostró cómo organizaciones con diferentes áreas de especialización pueden colaborar para apoyar a las instituciones nacionales, y lo consideramos un claro ejemplo de cooperación Sur-Sur eficaz.
¿En qué iniciativas o estrategias específicas estás trabajando actualmente que te entusiasmen?
Una de las iniciativas que más nos entusiasma es nuestro proyecto recientemente seleccionado en el marco de la convocatoria 2025 de UNSCAR, titulado “Fortaleciendo de las Capacidades Nacionales para la Gestión Segura de Municiones mediante la Implementación de las Directrices Técnicas Internacionales sobre Municiones (IATG) en América Latina”. El proyecto se implementará en Ecuador, Guatemala y Perú, y tiene como objetivo fortalecer las capacidades nacionales para la gestión segura de municiones, al tiempo que apoya los esfuerzos para prevenir el tráfico ilícito de armas.
Como parte del proyecto, impartiremos un curso virtual sobre control de armas y crimen organizado dirigido a las instituciones nacionales pertinentes, seguido de una capacitación presencial especializada sobre las Directrices Técnicas Internacionales sobre Municiones (IATG) y la seguridad de los arsenales. Asimismo, organizaremos una reunión regional que reunirá a representantes de Ecuador, Guatemala, Perú y la Fundación Arias para intercambiar lecciones aprendidas y elaborar una hoja de ruta conjunta sobre las prioridades nacionales y regionales. A lo largo del proyecto, nos comprometemos a garantizar la participación significativa de mujeres y jóvenes en todas las actividades.
A nivel nacional, también trabajamos estrechamente con un legislador para armonizar la legislación costarricense sobre armas y explosivos con las obligaciones internacionales, incluidas la Convención Interamericana contra la Fabricación y el Tráfico Ilícitos de Armas de Fuego (CIFTA), el Protocolo de las Naciones Unidas sobre Armas de Fuego y el Tratado sobre el Comercio de Armas. Ya se ha elaborado una propuesta de reforma legislativa que será presentada próximamente ante la Asamblea Legislativa.
Más allá de estas iniciativas, el fortalecimiento de capacidades sigue siendo un pilar fundamental de nuestra labor. La Fundación Arias ha impartido más de 40 cursos de capacitación en nueve países, llegando a más de 1.500 participantes de instituciones responsables del control de armas y la prevención del crimen organizado. Estas capacitaciones abarcan los marcos jurídicos internacionales, la legislación nacional, las dinámicas del crimen organizado y las mejores prácticas en el control de armas y municiones, contribuyendo así a fortalecer tanto las capacidades técnicas como la cooperación regional.
En estos cursos se repasa marco jurídico internacional, legislación nacional, y situación nacional. Además, se repasan las actividades de mayor impacto de la criminalidad organizada, hemos considerado oportuno promover un mayor conocimiento por parte de las diversas fuerzas de seguridad del país, incluyendo: Instrumentos internacionales como Programa de Acción sobre Armas Pequeñas y Ligeras UN-PoA; Instrumento Internacional de Rastreo (ITI); la Convención Interamericana contra la Fabricación y el Tráfico Ilícito de Armas (CIFTA); el Protocolo de Armas de la ONU (Tercer Protocolo de Palermo); el Tratado sobre Comercio de Armas (ATT) y la Resolución 1325: Mujeres, Paz y Seguridad. De igual manera, Mecanismos de control de armas y municiones y mejores prácticas; Crimen Organizado, Tráfico de armas, rutas y modus operandi.
¿Cómo influye tu contexto regional o local en tu trabajo sobre género y control de armas pequeñas? ¿Existen desafíos u oportunidades particulares en tu región o país que den forma a tu enfoque?
El trabajo de la Fundación Arias en temas de control de armas está profundamente influenciado por el contexto nacional y regional, donde la violencia armada representa uno de los principales desafíos para la seguridad y el desarrollo sostenible. En la región, más del 70–80% de los homicidios se cometen con armas pequeñas y ligeras.2 Esto convierte al control de armas en un eje central de cualquier estrategia de prevención de violencia. El fortalecimiento del crimen organizado transnacional, donde las armas son un insumo clave para actividades ilícitas como narcotráfico, trata de personas y contrabando.
El control de armas es un imperativo estratégico tanto para los países de la región como para las ONGs que trabajamos estos temas. Los retos son grandes —violencia armada, crimen organizado que contrastan con las capacidades institucionales; donde hemos identificado el necesario acceso a fortalecimiento de capacidades, un ámbito que generalmente tiene muy limitado presupuesto. Las oportunidades de cooperación, capacitación y enfoque inclusivo permiten avanzar hacia una gobernanza de la seguridad más democrática, transparente y sostenible. Por otro lado, hemos identificado una articulación limitada entre instrumentos internacionales y las legislaciones nacionales, dónde se requiere integralidad y coherencia.
La región enfrenta altos niveles de violencia armada y crimen organizado, lo que exige respuestas integrales. El contexto también ofrece oportunidades: cooperación Sur-Sur, articulación regional y la posibilidad de posicionar el tema de género en seguridad como un eje transformador.
Para saber más sobre el trabajo y la trayectoria de Ana Yancy, consulta estos recursos adicionales:
In this edition of the GENSAC Member Spotlight, we highlight the impactful work of Ana Yancy Espinoza, Academic Director of the Costa Rican-based organization, Fundación Arias para la Paz. Through a strong commitment to advancing small arms control and preventing armed violence across Latin America, their work places a particular emphasis on integrating gender perspectives, strengthening institutional capacities, and fostering regional cooperation. The work of Ms. Espinoza and her organization is centered on demonstrating how inclusive, evidence-based approaches can drive more effective and sustainable security policies.
Read more about Ms. Espinoza’s journey in her own words below.
What is the goal of your work? And how does it relate to accelerating gender responsive small arms control?
Our objective is to promote just, peaceful, and equitable societies by strengthening national and institutional capacities—particularly in small arms control and the prevention of armed violence. A gender perspective is cross-cutting in our work, grounded in human rights and an intersectional approach. We recognize that weapons affect women, men, and youth differently, and that integrating this perspective can accelerate the effectiveness of security and disarmament policies. At the same time, we believe that alongside preventing and combating the proliferation of illicit weapons and ammunition, stronger public policies are needed to regulate and control legal firearms.
Why did you decide to work in this field? What has been your inspiration?
Security, from a broad perspective, has long been a core area of work for Fundación Arias. We began with the finding that Latin America was—and continues to be—one of the most violent regions in the world, with the majority of this violence committed using firearms. At the time, firearms were involved in at least 70% of violent incidents, often reaching 80%.1
With this in mind, we initiated research processes to understand not only the impact of armed violence, but also where it was most concentrated. This led us to address issues such as gangs and organized crime, where firearms are a common factor and have even contributed to the growth of private security companies. Firearms are a constant element in transnational organized crime: they are a commodity, a tool of power and subjugation, and—as we are witnessing in the region—a tool of destruction.
We later explored the presence of firearms in situations of violence against women and gender-based violence, identifying that these weapons are frequently involved. Their use has become normalized—not only as instruments of harm, but also as tools of power and control. This led to research titled “Armed Violence in Spaces of Trust,” which highlights how, beyond sex and gender, interpersonal relationships are also shaped by the presence of violence. At the same time, we cannot overlook that the primary victims of firearm violence are men–particularly young men–pointing to a link between masculinity, risk, and armed violence.
What have been some of the main obstacles you have faced while doing your work? How do you stay motivated and resilient in the face of challenges or setbacks in your work?
One positive factor in our work has been access to high-quality statistical data provided by the judiciary. However, a major challenge is the persistence of myths surrounding the growing presence of firearms. These include the misconception that weapons provide security rather than risk.
This is perhaps the main obstacle—a distortion in perception. The presence of a firearm does not increase safety; possessing one does not guarantee protection. On the contrary, it often increases exposure to risk. Another misconception is that only illegal firearms cause harm, when in reality, legally registered weapons are also frequently involved in violent incidents.
We are also aware that much work remains to be done. For example, the impact of armed violence on diverse communities has not been fully addressed due to a lack of disaggregated data. Additionally, as we deepen our analysis, new challenges continue to emerge.
What advice would you give to practitioners, policymakers, and other stakeholders seeking to make a difference in harnessing the leadership of women leaders and allies for small arms control, conflict prevention, violence reduction, and sustainable development?
The leadership of women and their allies is essential for transforming security governance. It not only reduces armed violence but also strengthens democracy, social cohesion, and sustainable development. Real change happens when policies move beyond neutrality and explicitly recognizes the transformative power of inclusion.
From our experience, one of the most important priorities is ensuring the meaningful participation of women in decision-making spaces. Women should be actively included in peace negotiations, disarmament processes, and arms control and violence prevention committees so that their perspectives help shape policies and agreements, in line with the commitments of United Nations Security Council Resolution 1325.
We also believe that progress depends on building strong partnerships based on equality. Regional and international networks that connect women leaders working on security, development, and human rights create valuable opportunities for learning and collaboration. At the same time, governments, civil society, academia, and multilateral organizations all have important roles to play, and bringing these actors together through multi-sectoral coalitions leads to more effective and sustainable responses.
Another key lesson is that gender perspectives should be fully integrated into security policies and programs. This means recognizing that armed violence affects different groups in different ways, incorporating gender-sensitive indicators into arms control and violence prevention initiatives, and linking these efforts to the Sustainable Development Goals. It also requires investing in training for security forces and judicial actors so they can better understand gender dynamics and apply a human rights-based approach in their work.
Finally, prevention must remain at the center of our efforts. Strengthening community resilience through women’s leadership, promoting positive narratives that recognize women as agents of peace rather than only as victims, and establishing participatory monitoring and evaluation mechanisms with sex- and age-disaggregated data all contribute to more accountable and effective policies. Ultimately, aligning security policies with broader sustainable development objectives is essential to ensure that efforts to reduce armed violence do not inadvertently reinforce existing inequalities.
How do you collaborate with other GENSAC members or partners in your work? Can you share an example of a meaningful partnership or project within the network?
We actively promote collaboration with other organizations—particularly GENSAC members—working on different aspects of firearms issues. We create spaces for dialogue and joint engagement as a network, facilitating intersectoral, interinstitutional, and interdisciplinary exchanges where each organization contributes its expertise.
A recent example is the October 2025 regional GENSAC workshop in Panama, which brought together members from Mexico, Guatemala, Honduras, El Salvador, and Costa Rica. The workshop focused on regional contributions to implementing international instruments on arms control and preventing armed violence and trafficking. Our counterpart was Panama’s Directorate of Public Security Affairs.
Promoting Peace and Gender Equality: Regional Contribution to the Implementation of International Instruments on Arms Control and the Prevention of Armed Violence and Arms Trafficking event in Panama, November 2025
This initiative enabled knowledge-sharing with national institutions responsible for arms control, transfers, and combating organized crime—including the police, judiciary, prosecution services, customs, migration, and national security bodies.
For GENSAC members, this was a valuable experience that strengthened cooperation between government institutions and civil society. It also demonstrated how as a network, we are coordinated and complementary in our expertise. It showed how organizations with different areas of expertise can work together to support national institutions, and we see it as a strong example of effective South-South cooperation.
What specific initiatives or strategies are you currently working on that you’re excited about?
One of the initiatives we are most excited about is our recently awarded 2025 UNSCAR project, Strengthening National Capacities for Safe Ammunition Management through the Implementation of the International Ammunition Technical Guidelines (IATG) in Latin America. The project will be implemented in Ecuador, Guatemala, and Peru. It aims to strengthen national capacities for safe ammunition management while supporting efforts to prevent illicit arms trafficking.
As part of the project, we will deliver a virtual course on arms control and organized crime for relevant national institutions, followed by an in-person specialized training on the International Ammunition Technical Guidelines (IATG) and stockpile security. We will also convene a regional meeting bringing together partners from Ecuador, Guatemala, Peru, and Fundación Arias to exchange lessons learned and develop a shared roadmap for national and regional priorities. Throughout the project, we are committed to ensuring the meaningful participation of women and young people across all activities.
At the national level, we are also working closely with a legislator to harmonize Costa Rica’s arms and explosives legislation with international obligations, including the Inter-American Convention against the Illicit Manufacturing of and Trafficking in Firearms (CIFTA), the UN Firearms Protocol, and the Arms Trade Treaty. A draft legislative reform proposal has already been prepared and will soon be submitted to the Legislative Assembly.
Beyond these initiatives, capacity building remains a core pillar of our work. Fundación Arias has delivered more than 40 training courses across nine countries, reaching over 1,500 participants from institutions responsible for arms control and preventing organized crime. These training sessions cover international legal frameworks, national legislation, organized crime dynamics, and best practices in arms and ammunition control, helping to strengthen both technical expertise and regional cooperation.
How does your regional or local context influence your work on gender and small arms control? Are there unique challenges or opportunities in your region/country that shape your approach?
Our work is deeply shaped by the regional context, where armed violence is a major challenge to security and sustainable development. In Latin America, 70–80% of homicides are committed with small arms, making arms control a central pillar of violence prevention strategies.2
The strengthening of transnational organized crime—where firearms are essential tools for illicit activities such as drug trafficking, human trafficking, and smuggling—further complicates the landscape. We have also identified a lack of alignment between international instruments and national legislation, highlighting the need for greater coherence and integration.
While challenges are significant—particularly institutional capacity gaps and limited resources—there are also important opportunities. These include South-South cooperation, regional coordination, and advancing gender as a transformative pillar in security governance.
To read more about Ana Yancy’s work and journey, check out these additional resources:
This GENSAC working paper, co-sponsored by the Small Arms Survey, Belgium, Canada, France, Germany, Luxembourg, Norway, Mexico, and the United Kingdom, and prepared for BMS9 of the UN Programme of Action on Small Arms and Light Weapons, examines recent progress in gender-responsive SALW control and identifies priorities for future implementation. It highlights advances in policy and practice, explores the implications of emerging technologies for small arms control, and offers recommendations to strengthen gender-responsive national implementation and international cooperation.
širom svijeta u unapređenju rodno odgovorne kontrole malog i lakog naoružanja, GENSAC ima čast da predstavi gospođu Sanju Sumonju, kriminalističku inspektorku iz Republike Srpske u Bosni i Hercegovini. Radeći u postkonfliktnom kontekstu u kojem nasljeđe prošlih sukoba i dalje oblikuje bezbjednosne izazove, Sanja unosi posvećenost, profesionalizam i snažnu opredijeljenost ka jačanju uloge žena u sektoru bezbjednosti. Kroz svoj rad na suzbijanju teškog kriminala i promovisanju prevencije zloupotrebe malog oružja, doprinosi izgradnji sigurnijih i otpornijih zajednica, te nastoji da inspiriše buduće generacije žena u policijskoj službi.
Takođe obavlja funkciju predsjednice Mreže žena policijskih službenica Republike Srpske, gdje podržava inicijative usmjerene na osnaživanje žena u policiji i unapređenje njihovog profesionalnog razvoja.
Više o profesionalnom putu inspektorke Sumonje pročitajte u nastavku, njenim riječima.
Koji je cilj Vašeg rada? I kako se on odnosi na ubrzanje rodno odgovorne kontrole malog i lakog naoružanja?
Radim kao kriminalistička inspektorka na predmetima organizovanog i teškog kriminala u Republici Srpskoj, Bosni i Hercegovini. U svom svakodnevnom radu iz prve ruke svjedočim opasnostima koje proizlaze iz zloupotrebe malog oružja, posebno u slučajevima nasilja nad ženama. Postoji izražena rodna neravnopravnost u zloupotrebi vatrenog oružja, pri čemu su žene nesrazmjerno često žrtve.
Pored istražnog rada, vodim Mrežu žena policijskih službenica Republike Srpske, profesionalno udruženje koje pruža podršku ženama zaposlenim u Ministarstvu unutrašnjih poslova na svim nivoima policijske hijerarhije i promoviše rodnu ravnopravnost u institucijama sektora bezbjednosti. Mreža je osnovana 2011. godine uz podršku rukovodstva Ministarstva unutrašnjih poslova i na preporuku Asocijacije šefova policija Jugoistočne Evrope.
Zašto ste odlučili da radite u ovoj oblasti? Šta Vas je inspirisalo?
Posao kriminalističkog istražitelja predstavlja veoma zahtjevnu profesiju, posebno za žene koje su i dalje nedovoljno zastupljene u policijskim strukturama. Svaki predmet je nova priča koja zahtijeva nova znanja i nove metode rada, što podrazumijeva gotovo svakodnevni rad na sebi. Izazov da budem žena u profesiji koja je tradicionalno smatrana muškom bio je moja glavna inspiracija.
Sa kojim ste se preprekama susretali i kako ostajete motivisani?
Jedan od najvećih izazova bio je sticanje priznanja kao ravnopravnog partnera u profesiji kojom su istorijski dominirali muškarci. Čak i kada žene pokažu visok nivo stručnosti i rezultata, napor potreban za postizanje jednakog priznanja često je znatno veći. Takođe, usklađivanje porodičnih obaveza sa zahtjevnom profesijom predstavlja dodatni izazov.
Motivaciju pronalazim u profesionalnim uspjesima, ali i u ohrabrenju mlađih generacija koje žele da krenu sličnim putem. Uočavanje postepenih promjena u stavovima i uticaja koji naš rad ima na institucionalnu kulturu dodatno učvršćuje moju posvećenost.
Koji savjet biste dali praktičarima, donosiocima odluka i drugim akterima?
Žene nesumnjivo imaju značajan uticaj na prevenciju sukoba, smanjenje nasilja i održivi razvoj. Međutim, njihovo liderstvo mora biti dosljedno i sistematski podržano. U mom okruženju mnoge sposobne žene nemaju dovoljno samopouzdanja u sopstvene kapacitete. Zato je ključno kontinuirano raditi sa ženama, naročito mladim ženama, na jačanju njihovih kapaciteta i, još važnije, njihovog samopouzdanja. Osnaživanje mladih i sposobnih žena vodi njihovom većem učešću u društvenim procesima, što neminovno doprinosi manjem broju sukoba, manje nasilja i većem prosperitetu u cjelini.
Na kojim inicijativama trenutno radite?
Jedna od ključnih inicijativa je rad kroz Mrežu žena policijskih službenica Republike Srpske, koja okuplja oko 500 članica i regionalno je prepoznata po promovisanju rodne ravnopravnosti u policiji. Mreža sprovodi aktivnosti edukacije i stručnog usavršavanja članica, promoviše liderstvo među ženama, zastupa interese žena u zakonodavnim i organizacionim procesima, bori se protiv svih oblika nasilja nad ženama, djecom i ranjivim grupama, te sarađuje sa institucijama, međunarodnim organizacijama i civilnim sektorom. Njen rad je prepoznat i na međunarodnom nivou, a povezana je sa širim profesionalnim mrežama žena u policiji. Godine 2021. od strane agencija Ujedinjenih nacija proglašena je jednom od najaktivnijih i najuticajnijih asocijacija žena policijskih službenica u svijetu.
Jedna od zahtjevnijih aktivnosti bio je projekat edukacije učenika srednje policijske škole na temu prevencije zloupotrebe malog i lakog naoružanja (SALW). Takođe se bavimo savremenim izazovima, uključujući digitalno nasilje nad ženama i djevojčicama, kao i osvetničku pornografiju, koji predstavljaju rastuće prijetnje i prepliću se sa širim pitanjima rodno zasnovanog nasilja i bezbjednosti.
Kako regionalni kontekst utiče na Vaš rad?
Rad na teritoriji Bosne i Hercegovine podrazumijeva djelovanje u postkonfliktnom i institucionalno osjetljivom okruženju. Sjećanja na relativno nedavne ratne sukobe i dalje su bolna. Značajan dio stanovništva i dalje osjeća strah od nestabilnosti, što pitanje kontrole malog oružja čini posebno važnim.
Zemlja se suočava i sa strukturnim izazovima, uključujući nizak stepen visokoobrazovanog stanovništva i odlazak mladih i obrazovanih ljudi u inostranstvo u potrazi za većom stabilnošću. Prema podacima Eurostata, Bosna i Hercegovina ima jednu od najnižih stopa visokoobrazovanih odraslih osoba u Evropi, sa oko 16% stanovništva koje posjeduje univerzitetsku diplomu. Kao posljedica toga, značajan broj mladih i obrazovanih ljudi napušta Bosnu i Hercegovinu u potrazi za sigurnijim životom i boljim prilikama.
Ove činjenice predstavljaju dodatne izazove u radu na unapređenju rodne ravnopravnosti i kontrole malog i lakog naoružanja.
Za više informacija o radu i profesionalnom putu inspektorke Sumonje, pogledajte dodatne resurse u nastavku:
As part of our ongoing series highlighting the leadership and expertise of our members around the world advancing gender-responsive small arms, GENSAC is honored to feature Inspector Sanja Sumonja, a criminal police inspector from the Republic of Srpska in Bosnia and Herzegovina. Working within a post-conflict context where the legacy of past violence continues to shape security challenges, Sanja brings dedication, professionalism, and a strong commitment to strengthening the role of women in the security sector. Through her work addressing serious crime and promoting the prevention of small-arms misuse, she contributes to building safer, more resilient communities and seeks to inspire future generations of women in law enforcement.
She also serves as President of the Women Police Officers’ Network of the Republic of Srpska, where she supports initiatives to empower women in law enforcement and promote professional development.
Read more about Inspector Sumonja’s journey in her own words below.
What is the goal of your work? And how does it relate to accelerating gender responsive small arms control?
I work as a criminal police inspector on cases of organized and serious crime in the Republic of Srpska, Bosnia and Herzegovina. In my regular work, I witness firsthand the dangers posed by the abuse of small arms, particularly in cases involving violence against women. There is a large, clear gender disparity in the misuse of firearms, with women disproportionately affected as victims.
In addition to my investigative work, I lead the Women Police Officers’ Network of the Republic of Srpska, a professional association that supports women employed in the Ministry across police ranks and promotes gender equality in security sector institutions. The network was founded in 2011 with the support of the Ministry of Interior management and at the recommendation of the Association of Police Chiefs of Southeast Europe.
Why did you decide to work in this field? What has been your inspiration?
The job of a criminal investigator is a very challenging profession, especially for women who are still underrepresented in the police force. Every case is a new story, requiring new levels of knowledge and new methods of work, which means almost daily work on yourself. The challenge of being a woman in a traditionally male-dominated profession was my inspiration.
What have been some of the main obstacles you have faced while doing your work? How do you stay motivated and resilient in the face of challenges or setbacks in your work?
One of the most significant challenges has been gaining recognition as an equal partner in a profession historically dominated by men. Even when women demonstrate strong performance and high competence, the effort required to achieve equal acknowledgment is often much greater. Also, it is very challenging to handle family roles with a demanding profession.
I stay motivated through professional achievements and through the encouragement of younger generations who look to follow similar paths. Seeing attitudes slowly shift as a result of these activities and witnessing the impact of our work on institutional culture reinforces my commitment.
What advice would you give to practitioners, policymakers, and other stakeholders seeking to make a difference in harnessing the leadership of women leaders and allies for small arms control, conflict prevention, violence reduction, and sustainable development?
Women definitely have a significant impact on conflict prevention, violence reduction, and sustainable development. However, their leadership must be consistently and intentionally supported. In my environment, many capable women lack confidence in both themselves and their own abilities. Therefore, in this context, it is most important to work intensively with women, especially young women, to strengthen their capacities and, more importantly, their self-confidence. Empowering young and capable women will lead to their greater participation in social processes, inevitably reducing conflict and violence and fostering greater prosperity in the whole world.
What specific initiatives or strategies are you currently working on that you’re excited about?
A flagship initiative has been working through the Women Police Officers’ Network of the Republic of Srpska, which brings together roughly 500 members and is recognized regionally for promoting gender equality in policing. The Network works on the education and professional training of members, including promoting women’s leadership, representing women’s interests in legislative and organizational processes, combating all forms of violence against women, children, and vulnerable groups, and cooperating with institutions, international organizations, and the civil sector. It has also been recognized internationally for its impact and is connected with broader professional networks of policewomen. In 2021, we were recognized by UN agencies as one of the most active and impactful associations for female police officers in the world.
A very challenging recent activity was a project implemented by the Network that focused on educating young students at the secondary police school on the prevention of small arms and light weapons (SALW) abuse. We are also addressing emerging challenges, including digital violence against women and girls and revenge pornography, which represent growing threats that intersect with our work on broader issues of gender-based violence and security.
How does your regional or local context influence your work on gender and small arms control? Are there unique challenges or opportunities in your region/country that shape your approach?
Working within the territory of Bosnia and Herzegovina means operating in the post-conflict, institutionally sensitive context of this country. The memory of relatively recent war conflicts is still very painful. A significant number of the population is afraid of conflict, which makes the issue of small arms control even more important than in some other countries that have not had these experiences.
The country also faces structural challenges, including low rates of higher education and the emigration of young, highly educated people seeking greater stability abroad. According to recent Eurostat data, Bosnia and Herzegovina has one of the lowest shares of adults with higher education in Europe, with only about 16 percent of the population holding a university degree. This has resulted in a number of young and educated residents leaving Bosnia and Herzegovina in search of a safer place to live and better opportunities.
These facts create additional challenges in working with gender equality and small arms control.
To read more about Inspector Sumonja’s work and journey, check out these additional resources: